dimanche 10 août 2008

LA CONSCİENCE ANİMAL:UNE VOİE SANS İSSUE POUR LA THEORİE DE L'EVOLUTİON



www.harunyahya.fr

www.demandezauxdarwinistes.com

Sur terre, l’homme est le seul être doué de raison et d’intelligence. En plus de ses capacités physiques, son intelligence et sa raison le distinguent des autres créatures vivantes - sa capacité à comparer, décider, raisonner, prédire, planifier, se protéger, comprendre, travailler dans un but précis et d'autres qualités similaires. Aucune autre créature ne possède un tel degré de discernement ou d'intelligence. Il est par conséquent impossible d'imaginer qu'un animal puisse planifier, anticiper l'avenir ou mettre en application des calculs scientifiques pour résoudre un problème.

Alors comment pouvons-nous expliquer les comportements raisonnés et intelligents si souvent observés dans la nature? En particulier lorsqu’il s’agit de comportements d’êtres dénués d'intelligence. Avant de tenter de répondre à cette question, nous comprendrons plus facilement son importance en relatant des exemples évidents de comportement animal raisonné et intelligent.

Les barrages de castors :
des projets ingénieux

Les castors calculent comme des ingénieurs, travaillent comme des constructeurs expérimentés et bâtissent des abris à partir de plans intelligents. Avec la même compétence, ils bâtissent des barrages dans le but de ralentir le débit du cours d'eau dans lequel ils construisent leurs abris. Pour ce faire, ils doivent mettre en place des procédures très fastidieuses. Tout d’abord, ils doivent se procurer une très grande quantité de bûches et de branches qui servent à la fois de nourriture et de matériaux de construction pour leur barrage et leurs abris. Ils font tomber les arbres en rongeant le tronc à l’aide de leurs dents. Durant tout le processus ils déterminent si l'endroit choisi est convenable : ils préfèrent généralement travailler à l’endroit où le vent dominant souffle en direction du cours d’eau. De cette manière la plupart des arbres qu’ils abattent tombent en direction du cours d’eau, ce qui leur facilite le transport des bûches.

Les abris de castors sont conçus à partir d’un plan complexe. Chaque abri possède deux entrées sous-marines ainsi qu'un garde-manger, situé un peu plus haut, juste au-dessus du niveau d’eau, une sorte de chambre dotée d’un dispositif d’aération.

Les castors calculent comme des architectes et travaillent comme des ouvriers pour construire leurs abris à partir de plans intelligents.
Au centre, à gauche : Un castor construisant le barrage indispensable pour élever le niveau de l’eau et protéger son abri

Centre droit : Le barrage des castors

En bas : L’illustration d’un

Pour construire les murs extérieurs de leurs abris, les castors empilent les matériaux de construction qu’ils rassemblent puis remplissent chaque cavité avec des bûchettes et de la boue tout en prenant soin de ne laisser aucune ouverture.

Les matériaux de construction qu’ils utilisent empêchent les abris de glisser et les protègent contre le froid. En hiver, ces abris sont recouverts de neige et même si la température extérieure atteint les -35°C, la température intérieure ne descend pas en dessous du point de congélation. Durant l’hiver, lorsque la nourriture se fait plus rare, les castors utilisent un garde-manger caché sous l’eau.

Les castors construisent également des réseaux de canalisations mesurant chacun un mètre de large. Ceux-ci leur permettent de rejoindre les arbres à partir desquels ils se nourrissent et qui se trouvent généralement sur des terrains plus hauts et plus secs et à une certaine distance des abris.

Les castors construisent leur barrage à partir de matière végétale et de pierres, de la même manière que leurs abris. Ils commencent par mettre en place un treillage de branches entre les deux berges du cours d'eau de façon à former une structure triangulaire. Afin de remplir les cavités de cette construction et d’augmenter sa hauteur, les castors travaillent à contre-courant en ajoutant sans cesse des branches et de la boue jusqu'à ce que leur barrage finisse par transformer un fin courant d'eau en une vaste piscine d'eau dormante. Le fait d'augmenter la largeur et la profondeur du bassin d'eau leur permet d'obtenir un environnement idéal pour stocker la nourriture nécessaire pour l'hiver et de construire un espace où il leur est possible de nager en toute liberté et de transporter facilement la nourriture et les matériaux de construction. En outre, cela permet d'obtenir une fosse profonde et sécurisée autour des abris, comme les douves de châteaux qui protègent des attaques ennemies.2

Ce bref résumé montre comment chaque étape de construction des barrages et des abris de castors résulte d’un travail intelligent, planifié, raisonné et calculé. Mais il serait insensé de croire que tout le mérite revient aux castors, un animal dénué d'intelligence et de raisonnement. Il existe donc une autre justification qui explique le comportement des castors. Si ces derniers ne sont pas à l’origine de ce travail intelligent et planifié, qui en est la source ? La réponse est Allah, Qui donne aux castors ainsi qu'à toute autre créature leurs facultés spécifiques dont nous allons étudier quelques exemples dans les chapitres suivants. Avec Sa raison et Son pouvoir infinis, Allah a donné vie à ces créatures, les a dotées de leurs capacités extraordinaires grâce à Son inspiration et leur a ordonné d'exécuter ces plans ingénieux.

La chenille d'Attacus atlas capable de planifier

Il est évident que les castors ne sont pas les seules créatures à planifier, calculer et faire preuve de raisonnement. Une de ces créatures est une espèce de chenille, animal bien plus petit que le castor, et que personne ne soupçonne de posséder la moindre intelligence. Il s’agit de la chenille d'Attacus atlas.

Comme toutes les autres chenilles de papillons de nuit, cette chenille se transforme en chrysalide et se cache sous les feuilles une fois qu’elle est sortie de son état de larve. Elle le fait à partir d'un plan ingénieux dont chaque étape requiert une grande intelligence. Puisque la feuille fraîche ne peut pas être repliée pour servir d'abri protecteur, la chenille résout le problème en utilisant une solution très simple. Elle accroche tout d’abord la feuille à la branche à l’aide de sa soie afin que la feuille ne tombe pas quand la chenille commence à ronger sa tige. Inévitablement, la feuille coupée se dessèche et après un certain temps, elle commence à se replier sur elle-même. De cette façon, la chenille obtient une feuille en forme de tube en l'espace de quelques heures.

Au premier abord, on pourrait penser qu'en se cachant dans une feuille desséchée afin d'avoir un abri sûr la chenille fait preuve d'un comportement intelligent. C’est sans doute vrai. Mais elle serait en même temps une proie idéale et facile à attraper pour ses prédateurs. La différence de couleur entre la feuille desséchée et la feuille fraîche attirerait l’attention des oiseaux et condamnerait inévitablement la chenille.

Là encore, la chenille agit afin d'éviter qu'elle ne soit repérée facilement. Tel un mathématicien qui effectue des calculs de probabilités, elle prépare cinq ou six autres "feuilles enroulées" comme celle dans laquelle elle va se cacher, et tisse sa soie autour. De cette façon, tout oiseau affamé devra choisir parmi six ou sept feuilles desséchées avant de trouver celle qui contient la chrysalide. Toutes les autres feuilles sont "factices" : si un oiseau aperçoit l’une des feuilles desséchées, les chances qu’il trouve la chenille sont de une sur six.3

Il est évident que de tels comportements sont réfléchis et planifiés. Mais est-il réellement possible qu’une chenille dotée d’un cerveau aussi microscopique et d’un système nerveux aussi simple puisse faire preuve d’un tel comportement ? La chenille n’a pas la capacité de penser ni de planifier. Elle ne peut pas non plus avoir appris ce stratagème par l’intermédiaire d’une autre chenille. Elle n'est même pas consciente du danger que les oiseaux peuvent représenter. Par conséquent, de qui provient cette idée qui réussit à tromper les prédateurs de la chenille ?

Si vous demandiez à un partisan de la théorie de l'évolution, il ne vous donnerait aucune réponse claire et satisfaisante. Mais une fois acculé, celui-ci évoquera sans doute la notion d’"instincts". D’après les partisans, de tels comportements sont instinctifs. Dans le cas évoqué ci-dessus, la première question à leur poser serait de définir le mot "instinct". Si de tels comportements sont instinctifs, comme celui de la chenille qui se cache à l’intérieur d’une feuille, il doit alors exister un mécanisme ou une force qui la pousse à faire cela. De la même façon, une force similaire doit obliger les castors à construire leur barrage et leurs abris. Et ce mécanisme doit inévitablement provenir des créatures vivantes.

D’où provient l’instinct ?

Les scientifiques utilisent le mot instinct pour définir le comportement inné des animaux. La question de savoir comment ces comportements instinctifs sont apparus pour la première fois et comment les animaux ont développé ces instincts et les ont transmis aux générations futures est restée sans réponse.

Bien que lui-même partisan de l’évolutionnisme, Gordon R. Taylor affirme que la théorie de l’évolution n’apporte aucune réponse aux questions concernant l’instinct animal.

Dans son livre, The Great Evolution Mystery le partisan de la théorie de l’évolution et généticien Gordon Rattray Taylor admet la vérité suivante :

Lorsque nous nous posons la question de savoir comment un comportement instinctif naît en premier lieu et devient héréditaire par la suite, nous ne trouvons aucune réponse.4

Certains darwinistes qui n’acceptent pas ce dilemme comme Taylor tentent de passer outre de telles questions avec de vagues rhétoriques. Selon la théorie de l’évolution, les comportements instinctifs sont codés dans les gènes. D’après cette même théorie, les abeilles construisent leur nid avec une extrême précision mathématique grâce à leurs instincts. En d’autres termes, quelqu’un doit avoir programmé dans les gènes de toutes les abeilles de la terre l'instinct qui leur dicte comment construire des rayons à six côtés.

Ainsi, toute personne douée de raison et de bon sens se demande : Si les créatures vivantes agissent la plupart du temps parce qu’elles sont programmées pour le faire ainsi, qui a créé ce programme au départ ? Aucun programme ne se crée lui-même, chaque programme est conçu par un programmateur. Soi-disant "mère nature" dotée, selon les darwinistes, de pouvoirs de création divins, est constituée de lacs, de montages et d'arbres. Lequel de ces éléments a donné au castor l’instinct de construire son barrage et a doté les créatures de capacités extraordinaires ?

Les darwinistes ne parviennent pas à trouver de réponse satisfaisante à cette question. Dans leurs publications à ce sujet, ils utilisent des notions floues : l’affirmation selon laquelle soi-disant "mère nature" donne à toute créature ses qualités innées. Mais "mère nature" dont ils parlent est constituée de rochers, de terrains, d’eau, d'arbres et de végétaux. Lequel de ces éléments est responsable du comportement rationnel et conscient des animaux ? Quel élément naturel possède la capacité ou l’intelligence suffisante pour programmer les créatures vivantes ? Tout ce que nous voyons dans la nature a été créé et n’a donc pas pu se créer lui-même. Quelle personne intelligente, en voyant une peinture, s’exclamerait : "Quelle jolie peinture ces couleurs ont réussi à créer ! " C’est une question tout à fait insensée. De la même façon, il serait insensé d’affirmer que les créatures sans intelligence peuvent programmer leur propre naissance ainsi que leur comportement rationnel et intelligent. Nous sommes ici en face d’un fait évident : puisque ces créatures n’ont pas acquis ces facultés supérieures grâce à leur intelligence, mais sont nées avec ces aptitudes, il faut par conséquent qu’un Etre Supérieur doué de raison et d’intelligence leur ait donné ces talents et ait créé ces créatures de façon à ce qu’elles puissent utiliser leurs facultés. Aucun doute que c’est Allah Qui possède cette intelligence et cette connaissance.

Dans le Coran, Allah donne les abeilles comme exemple, en disant que c'est Lui Qui est la source de leur comportement intelligent. En d’autres termes, l’inspiration d’Allah est ce que les partisans de l’évolutionnisme tentent de définir comme "l’instinct" et le fait que les animaux soient "programmés" pour faire certaines choses. Cette vérité est évoquée dans le Coran de la manière suivante :

Ton Seigneur a révélé les informations suivantes aux abeilles : "Construisez vos abris dans les montagnes et dans les arbres mais également dans les structures érigées par l’homme. Puis nourrissez-vous à partir de n’importe quel fruit et empruntez le chemin que vous montre votre Seigneur, un chemin facile à suivre." Au sein des abeilles se fabrique un liquide aux couleurs variées qui contient des substances cicatrisantes pour l'homme. Il s’agit là d'un signe pour les gens intelligents. (Sourate an-Nahl, 68-69)


Soi-disant "mère nature" dotée, selon les darwinistes, de pouvoirs de création divins, est constituée de lacs, de montages et d'arbres. Lequel de ces éléments a donné au castor l’instinct de construire son barrage et a doté les créatures de capacités extraordinaires ?

Les darwinistes dénient ce fait évident afin de réfuter l'existence d’Allah. Ils recherchent l’explication à ces comportements, mais savent parfaitement que la théorie de l’évolution n’est pas capable de les justifier. Dans un livre traitant l’évolutionnisme ou dans une publication évoquant le comportement animal, on peut lire des phrases telles que : "Il faut une intelligence supérieure pour que les animaux réalisent cela, mais comment ces créatures à qui l'intelligence fait défaut y parviennent-ils ? C’est une question à laquelle la science ne peut pas répondre."

Les commentaires du célèbre partisan de la théorie de l'évolution Hoimar Von Ditfurth au sujet de la chenille constituent un exemple parfait de ce que les darwinistes pensent à propos de la conscience animale :

L’idée que la chenille puisse construire des leurres (les autres feuilles desséchées) pour tromper ses prédateurs nous paraît surprenante, mais d'où vient cette idée ingénieuse en réalité? Il s’agit d’une stratégie extrêmement originale pour détourner les oiseaux affamés à la recherche de chenilles en réduisant la probabilité que la chenille soit découverte parmi les feuilles desséchées. Qui a conçu ce stratagème utilisé par la chenille très peu de temps après sa sortie du cocon ?... Ce sont des méthodes de survie que les humains peuvent utiliser. Cependant, si nous prenons en considération le système nerveux primitif de la chenille d'Attacus atlas ainsi que ses autres comportements, nous nous apercevons que celle-ci est tout à fait incapable de raisonner ou de concevoir de tels stratagèmes. Alors comment cette chenille parvient-elle à se protéger de cette manière ? Autrefois, les naturalistes qui observaient des faits similaires croyaient non seulement en l'existence de miracles, mais également en l'existence d'un Dieu Créateur Qui, afin de protéger Ses créations, avait doté celles-ci d’un savoir afin qu’elles puissent se défendre par elles-mêmes. Une telle explication n’est qu’un anathème pour les naturalistes d’aujourd’hui. Il est également inutile pour la science moderne de tenter d'expliquer un tel phénomène en utilisant les instincts. Contrairement à la pensée commune, le fait d’attribuer de tels comportements aux instincts – ceux de la chenille dans le cas présent – revient à dire que ces instincts sont innés. Cela n’aboutit à rien et nous empêche de trouver la réponse adéquate à ce problème… Cependant, il est totalement irraisonné d’évoquer "l'intelligence" de la chenille, créature vivante qui ne possède pas de cerveau développé. Si nous observons attentivement les comportements que nous venons d'étudier, nous pouvons néanmoins remarquer l’utilisation d'aptitudes intelligentes. Si le fait de vouloir atteindre un objectif précis, planifier les évènements à venir, calculer les comportements probables des autres espèces et répondre de manière adéquate n’est pas un indicateur d'une intelligence, alors qu’est-ce qu’il est ?5

Un célèbre évolutionniste a tenté d’expliquer les comportements d'une chenille qui agit de façon intelligente et planifiée. Ses livres et publications proposent d'autres explications que ces phrases démagogiques et ces questions sans réponses.

Charles Darwin, père de la théorie de l’évolution, s’est aperçu que la notion du comportement instinctif des animaux représentait une menace pour sa théorie. Dans son livre, L’origine des espèces, il a clairement admis les faits suivants :

De nombreux instincts sont si extraordinaires que leur développement apparaîtra probablement aux nombreux lecteurs comme une difficulté suffisante pour réfuter toute ma théorie.6

Dans In The Life and Letter of Charles Darwin, Francis Darwin, le fils de Darwin, évoque le dilemme de son père au sujet des instincts :

Le chapitre III [de L’origine des espèces] qui conclut la première partie traite des différences observées dans les comportements et les instincts des animaux... Ce chapitre se situe au début de l'essai afin d'éviter qu'un lecteur, pour qui l'idée d’une sélection naturelle agissant sur les instincts semble impossible, ne rejette d’emblée la théorie. Ceci est tout à fait probable puisque dans "L’origine", le chapitre sur les instincts est spécifiquement mentionné comme l’une des "difficultés les plus évidentes et les plus manifestes pour la théorie".7

Les instincts ne se développent pas grâce à l'évolution

Les partisans de cette théorie affirment que la plupart des comportements des animaux sont instinctifs, mais comme nous l’avons mentionné auparavant, ils ne sont pas capables d’expliquer l'origine de ces instincts, la manière dont ceux-ci sont apparus ni comment les animaux ont acquis leur comportement qui semble intelligent. Lorsque les évolutionnistes sont acculés, ils affirment que les animaux acquièrent certains de leurs comportements grâce à l'expérience et que le processus de sélection naturelle choisit automatiquement les aptitudes les plus performantes qui sont ensuite transmises aux générations futures.

Il n’est pas besoin de réfléchir pour déceler les erreurs scientifiques de cette logique. Nous allons à présent examiner les aberrations de ces affirmations réclamées par les évolutionnistes.

1. Invalider l’affirmation selon laquelle les comportements profitables sont choisis via la sélection naturelle

La sélection naturelle, l’un des éléments fondamentaux de la théorie de Darwin, signifie que tout changement (physique ou comportemental) bénéfique à un animal est choisi parmi d'autres comportements moins profitables et devient alors une faculté permanente qui sera transmise aux générations futures.

Mais nous ne devons pas omettre l’élément crucial suivant : la théorie suggérée par Darwin suppose que la nature est capable de distinguer entre le bon et le mauvais en prenant des décisions de façon consciente. Cependant, aucune force ou conscience présente dans la nature n’est capable d’une telle prouesse. Les animaux ou toute autre créature vivante ne sont pas capables par eux-mêmes de déterminer quels sont les comportements favorables. Seul un Etre conscient doué d’intelligence Qui a créé à la fois la nature et les animaux peut réaliser ce genre de sélections.


Il n’existe qu’une seule explication possible pour justifier le fait que des créatures dénuées d'intelligence et de raison puissent faire preuve de compassion, protéger et nourrir leurs petits : tous les êtres vivants agissent selon la volonté d’Allah. L’oiseau présenté ici, qui plonge pour nourrir ses petits, le fait selon la volonté d’Allah.

Même Darwin avoue l’impossibilité d’acquérir un comportement complexe et profitable via la sélection naturelle. Il confesse que ses affirmations découlent plus de l’imagination que de faits scientifiques et qu’elles sont par conséquent erronées. Cependant, il persiste :

Enfin, en admettant même que la déduction ne soit pas rigoureusement logique, il est infiniment plus satisfaisant de considérer certains instincts, tels que celui qui pousse le jeune coucou à expulser du nid ses frères de lait, -les fourmis à se procurer des esclaves... non comme le résultat d'actes de création spéciaux, mais comme de petites conséquences d'une loi générale, qui conduit au progrès de tous les êtres organises, à savoir la multiplication, la variation, que le plus fort vive et que le plus faible meure.8

Le professeur Cemal Yildirim, l’un des plus célèbres évolutionnistes turcs, admet que la sélection naturelle ne peut pas expliquer la tendresse et l'amour que l'on retrouve dans la nature : l’amour d’une mère peut-il s’expliquer par le processus de sélection naturelle qui n’a pas de valeur spirituelle ? Les biologistes darwinistes sont incapables de donner une réponse satisfaisante à cette question.9

Cemal Yildirim, partisan de l’évolution, évoque un dilemme crucial pour la théorie de l'évolution en posant la question suivante : "La sélection naturelle peut-elle expliquer l’amour d’une mère ?"

Les créatures vivantes dénuées d’intelligence et de raison possèdent des qualités "spirituelles" innées qu’elles ne peuvent pas avoir acquises par elles-mêmes. Par conséquent, il existe obligatoirement une puissance extérieure qui leur a donné ces qualités. Ni la nature ni le processus de sélection naturelle n’ont la spiritualité et l’intelligence nécessaires pour cela. Elles ne sont donc pas à l’origine de ces qualités. La vérité est que tous les êtres vivent selon la volonté et sous les ordres d’Allah. C’est la raison pour laquelle nous sommes si souvent témoins de comportements conscients chez les animaux dénués d’intelligence et nous pouvons alors nous poser la question suivante : "Comment les animaux sont-ils conscients de cela ?" ou "Comment cette créature peut-elle réaliser cela ?"

2. Invalider l’affirmation selon laquelle les comportements sont acquis et transmis aux générations futures grâce à la sélection naturelle

La seconde thèse des darwinistes est que les comportements acquis par les individus qui réussissent à survivre peuvent être transmis aux générations futures. Mais cette affirmation est irrationnelle. Tout d’abord, même si les animaux peuvent apprendre un comportement par expérience, il leur est impossible de le transmettre à leur descendance. Le comportement appris appartient à l’animal qui l’a acquis, c’est tout. Il est impossible de transmettre des comportements via l’information génétique.

Gordon R. Taylor, que nous avons cité précédemment, réfute les affirmations de certains biologistes qui prétendent qu’un comportement peut être transmis à la descendance :

Les biologistes admettent ouvertement que la transmission de comportements spécifiques est tout à fait possible et qu'elle se produit régulièrement. Ainsi Dobzhansky (un professeur en zoologie évolutionniste) affirme que : "toutes les fonctions du corps sans exception sont le produit de l’hérédité survenue dans un environnement précis. Il en est ainsi pour les diverses formes de comportements, sans exception." Ceci est faux et il est tout à fait regrettable qu’un homme aussi connu que Dobzhansky puisse s'exprimer ainsi. Certains comportements peuvent être héréditaires, mais nous n’avons aucun moyen de vérifier que tous les comportements le sont.

Le fait est que les mécanismes génétiques ne semblent pas être capables de transmettre des modèles de comportements spécifiques. Leur rôle est de fabriquer des protéines. En produisant plus d'hormones spécifiques, ils peuvent affecter le comportement de manière générale en rendant l’animal plus agressif ou plus passif ou bien encore plus maternel. Mais il n’existe pas la moindre preuve qu’ils permettent de transmettre un programme comportemental spécifique tel que la séquence d'actions nécessaires à la construction d'un nid.

Si le comportement est héréditaire, quels sont les éléments comportementaux qui sont transmis, s’il y’en a ? Personne n’a encore soumis de réponse.10

Comme Gordon Taylor l’a spécifié, il est tout à fait illogique d'affirmer que le schéma comportemental est héréditaire. Les séries d’actions conscientes telles que les oiseaux qui construisent un nid, les castors qui bâtissent des barrages ou les abeilles qui réalisent des nids, sont complexes et requièrent la conception d’un plan d'actions. Le fait que les abeilles et les fourmis ouvrières soient stériles démontre une fois encore que les comportements ne peuvent pas être innés.

Les travailleuses dans les colonies de fourmis font preuve de comportements qui requièrent un certain niveau de connaissance. Cependant il est impossible que les fourmis travailleuses puissent avoir acquis ces facultés génétiquement puisqu’elles sont stériles ; elles ne peuvent pas non plus transmettre ces caractéristiques aux générations futures. Nous devons poser la question suivante aux partisans de l'évolution : comment la première travailleuse dotée de ces capacités spécifiques les a-t-elle transmises aux générations suivantes ? Les abeilles travailleuses et les termites, qui sont aussi stériles, se montrent également intelligentes, expertes, solidaires, disciplinées, dévouées et coopératrices. Mais depuis les premiers jours de leur apparition sur terre, il y a environ un million d’années, elles ont été incapables de transmettre ces caractéristiques spécifiques.

Elles n’ont pas non plus appris ces comportements exceptionnels. Toutes ces créatures utilisent ces qualités extraordinaires dès leurs premiers jours d'existence. Elles n’ont pas besoin de passer par une phase d’apprentissage ; leur comportement est déterminé par des connaissances qu'elles possèdent dès la naissance. Ceci est vrai pour le comportement "instinctif" de toutes les autres créatures vivantes de la planète également. S’il en est ainsi, qui leur apprend à utiliser ces facultés ?

Darwin a développé cette idée il y a 150 ans :

Mais ce serait une grave erreur de croire que la plupart des instincts ont été acquis par habitude dans une génération, et transmis ensuite par hérédité aux générations suivantes. On peut clairement démontrer que les instincts les plus étonnants que nous connaissons, ceux de l'abeille et ceux de beaucoup de fourmis, par exemple, ne peuvent pas avoir été acquis pas l'habitude.11

Si la fourmi ouvrière ou les autres insectes neutres étaient des animaux ordinaires, j'aurais admis sans hésitation que tous leurs caractères se sont accumulés lentement grâce à la sélection naturelle : c'est-à-dire que des individus nés avec quelques modifications avantageuses, les ont transmises à leurs descendants, qui, variant encore, ont été choisis à leur tour, et ainsi de suite. Mais la fourmi ouvrière est un insecte qui diffère beaucoup de ses parents et qui cependant est complètement stérile ; de sorte que la fourmi ouvrière n'a jamais pu transmettre les modifications de conformation ou d'instinct qu'elle a graduellement acquises. Or, comment est-il possible de concilier ce fait avec la théorie de la sélection naturelle ?12

L’objection émise par Darwin reste aujourd'hui sans réponse.

Cemal Yildirim évoque le dilemme soulevé par ce sujet à ses compatriotes :

Parmi les insectes sociables, prenons l’exemple des fourmis et des abeilles ouvrières. Puisqu’elles sont stériles, il leur est impossible de transmettre aux générations futures les caractéristiques ou modifications génétiques qu’elles ont acquises au cours de leur vie. Et cependant ces ouvrières se sont ajustées à leur environnement et ont adapté leur comportement de façon remarquable.13

Comme nous pouvons le voir d’après ces exemples, les comportements étonnants des créatures vivantes ainsi que leurs instincts ne peuvent pas s'expliquer par les mécanismes évolutionnistes. Les facultés de ces animaux n’ont pas été acquises par le processus de sélection naturelle, elles n’ont pas non plus été transmises par hérédité d'une génération à l’autre.

3. Invalider l’affirmation selon laquelle les instincts évoluent et changent en même temps que l’espèce

D’après la théorie de l’évolution, les espèces évoluent d’une génération à l’autre. Selon cette affirmation, les amphibiens auraient évolué en poissons. Mais nous ne devons pas oublier que le comportement de chaque espèce est spécifique. Le comportement d’un poisson est différent de celui d'un amphibien. S’il en est ainsi, le comportement des créatures a-t-il changé en fonction de modifications biologiques ?

Cette question soulève les dilemmes et les contradictions rencontrés par les darwinistes. Darwin était tout à fait conscient de l'existence de ce dilemme, il étudia même l’idée que les instincts puissent évoluer par la sélection naturelle :

… Les instincts peuvent-ils être acquis et modifiés par un processus de sélection naturelle ? Que pouvons-nous dire de l’instinct qui pousse l’abeille à créer des alvéoles et qui a pratiquement anticipé les découvertes des mathématiciens ?14

Nous pourrions trouver une multitude d'exemples démentant la théorie de l’évolution en observant d’autres créatures vivantes telles que les poissons, les reptiles et les oiseaux.

Les poissons possèdent leurs propres méthodes pour chasser, construire et défendre leurs nids et procréer. Ces caractéristiques sont en parfaite harmonie avec leurs conditions de vie sous-marines. Durant la période de reproduction, certains poissons accrochent leurs œufs aux rochers situés sous la surface de l’eau et augmentent l’apport en oxygène en ventilant à l’aide de leurs nageoires. De leur côté les oiseaux cachent leurs œufs à l’intérieur d’un nid spécialement conçu et les font éclore après une période d’incubation.

Chaque espèce, qu’il s’agisse d’un hippocampe, d’un oiseau ou d’une chèvre, fait preuve de comportements qui lui sont caractéristiques. Si ces créatures ont évolué biologiquement comme le prétendent les darwinistes, leur comportement doit avoir évolué simultanément. Cette affirmation est totalement irrationnelle.

Certains poissons construisent leurs nids dans les cavités rocheuses sous-marines et certains animaux terrestres construisent leurs nids dans les arbres en utilisant l’écorce et les brindilles comme matériaux de construction, tandis que les oiseaux utilisent de l’herbe et d’autres matériaux plus fins. Les reptiles tels que les crocodiles enterrent leurs œufs dans le sable où ils restent pour une période d’incubation de deux mois.


Par ta création et celle de toutes les créatures, Il a répandu des signes pour les croyants. (Sourate al-Jathya, 4)

Les mammifères, qui ont évolué en reptiles selon les darwinistes, ont des méthodes de reproduction complètement différentes de celles des autres espèces. Tandis que les autres espèces pondent des œufs, les mammifères portent leur progéniture dans leur utérus pendant des mois avant de lui donner naissance et de la nourrir avec du lait maternel.

Chaque animal a sa propre méthode de chasse pour trouver sa nourriture. Certains se tapissent pendant de longs moments, d’autres arborent des camouflages et d’autres encore profitent de leur rapidité ou du fait de savoir voler. Comme nous le savons, les comportements des animaux terrestres varient considérablement de ceux des animaux marins. Ils sont cependant tous liés à l'environnement dans lequel ils vivent.

Dans certains cas l’instinct animal subit de nombreux changements durant ce processus d’évolution. Dans le cas d’un poisson qui obéit à ses instincts en accrochant ses œufs sur un rocher et en agitant l'eau afin de leur apporter plus d'oxygène, le comportement inné utilisé par ce poisson doit lui aussi se modifier durant le processus d'évolution. L’instinct doit ensuite subir des modifications supplémentaires jusqu’à ce que l’espèce puisse construire des nids de parfaite structure au-dessus du sol pour incuber les œufs.

Ce qui est tout à fait impossible.

Un autre problème subsiste : si le caractère et l’environnement d’une espèce biologique change, mais que son comportement reste le même, elle ne pourra pas survivre. Par exemple, un poisson capable de se cacher dans les océans doit pouvoir rapidement développer de nouveaux mécanismes de défense. Ses fonctions corporelles, son comportement et son mode de vie doivent changer simultanément. Autrement, cette espèce sera condamnée et risque de s'éteindre rapidement.

Il est évident qu’une créature dénuée de logique et de conscience ne peut pas prendre de décisions raisonnées et stratégiques aussi rapidement. Comment se fait-il alors que les comportements des créatures vivantes soient parfaitement adaptés aux conditions biologiques et environnementales ?

Dans L’origine des espèces, Darwin s'exprime ainsi à ce sujet :

On a émis l’objection suivante à propos de l’idée énoncée précédemment sur l’origine des instincts : "les changements d’instincts doivent s’ajuster de manière précise et instantanée à chaque espèce, car une modification chez une des espèces sans changement immédiat correspondant dans une autre serait tout à fait fatale."15

Comme nous l’avons vu, ni le processus de l’évolution, ni les coïncidences, ni soi-disant "mère nature" ne peuvent expliquer le comportement des animaux et la véritable origine des instincts. Comment les espèces ont acquis ces qualités qui leur permettent de survivre ?

En réalité, la réponse est claire et évidente. Toute personne ayant déjà observé des organismes vivants admettra l’idée que ces comportements ne procèdent pas de ces organismes et ne sont pas non plus issus d'une succession de "coïncidences". Le comportement animal ne découle pas de leur organisme ni de leur environnement. Il est évident que c’est Allah, bienveillant et miséricordieux, Qui, par un pouvoir et une intelligence invisibles, est maître de ces comportements.

Conclusion :
Toute créature vivante agit selon la volonté et le désir d’Allah

Comme évoqué dans les pages précédentes, les évolutionnistes qui traitent le comportement animal sont confrontés à un sérieux dilemme. La vérité reste néanmoins évidente. Si les animaux, dénués d'intelligence et de raisonnement, parviennent à différencier certains détails, à établir des liens entre différents évènements, à prendre la bonne décision, à planifier et à prévoir les évènements futurs, alors, il n’y a aucun doute qu’une puissance extérieure gouverne ces animaux. Les darwinistes prétendent que les animaux sont "programmés" pour se comporter d’une certaine manière, mais qui est l’inventeur de ce programme ? Quelle force incite les abeilles à construire leur nid de cette façon ? La réponse est manifeste. Toute personne ayant déjà observé des organismes vivants se rend compte que ces comportements ne résultent pas de ces organismes et ne sont pas non plus issus d'une succession de "coïncidences". Il est évident qu'il existe une intelligence et une puissance qui contrôle tout dans la nature et qui gouverne ces comportements. Celui Qui possède cette intelligence et ce pouvoir est Allah, Créateur de tout ce qui existe.

La théorie de l’évolution ne peut pas expliquer comment un organisme se transforme en être vivant, encore moins la raison du comportement de cet être vivant. Il faut donc observer le comportement animal si on veut réussir à révéler qu'aucune créature ne crée ses propres stratagèmes. C’est Allah, le Seigneur de toute chose sur terre et dans le ciel, Qui crée, contrôle, surveille et commande chaque être vivant ainsi que ses comportements à partir du néant. Comme le révèle le Coran :

[Hud a dit], "J’ai mis ma confiance en Allah, mon Seigneur et ton Seigneur. Il n'existe aucune créature dont Il n'ait pas le contrôle. Mon Seigneur m’indique le chemin à suivre." (Sourate Hud, 56)

Le dévouement animal dément la thèse darwiniste
selon laquelle seuls les plus aptes survivent


Une femelle crocodile protège ses petits en les transportant dans sa mâchoire.

Comme nous l’avons étudié au cours des dernières pages, d’après la théorie de la sélection naturelle suggérée par Darwin, les animaux les plus forts et les mieux adaptés à leurs conditions environnementales réussissent à survivre et à prolonger l’existence de leur espèce tandis que les plus faibles qui n’ont pas su s’adapter finissent par périr. D’après ce scénario proposé par Darwin, la nature est une arène où chaque créature vivante mène un combat sans merci contre d’autres espèces afin de survivre et où les individus les plus faibles succombent face aux plus forts, entraînant ainsi l’extinction de leur espèce.

Selon cette affirmation, tout être vivant doit être plus fort et mieux armé que son semblable et doit se battre pour survivre. Un tel contexte ne laisse aucune place pour des actes de dévouement, d’abnégation ou d’entraide, car ceux-ci seraient alors nuisibles à l’animal en question. Ainsi, chaque individu doit être aussi égoïste que possible et ne doit prendre en considération que ses propres besoins (nourriture, sécurité personnelle et défense de son nid).


Pendant des mois, les pingouins portent leurs petits sur leurs pattes pour les protéger du froid.

La nature est-elle réellement remplie d'individus égoïstes et obnubilés par la compétition et d’animaux luttant les uns contre les autres ?

Jusqu’à aujourd’hui, toutes les observations réalisées à ce sujet démentent ces affirmations évolutionnistes. Contrairement à ces assertions, la nature n’est pas uniquement le théâtre de guerres. Bien au contraire. Il existe de nombreux exemples d'animaux dévoués qui mettent souvent leur propre vie en danger et font preuve d’abnégation pour le bien de leur troupeau et qui utilisent leur intelligence au profit de l’ensemble du groupe. Dans son livre Evrim Kurami ve Bagnazlik (La théorie de l’évolution et du sectarisme), Cemal Yildirim, partisan de l’évolutionnisme, explique pourquoi Darwin et d’autres évolutionnistes de son époque ont conclu que la nature était un terrain de bataille :

Les scientifiques du 19ème siècle étaient facilement induits en erreur en admettant la thèse selon laquelle la nature n’est qu’un champ de bataille, parce qu’ils restaient la plupart du temps enfermés dans leurs laboratoires sans se soucier de mener des observations à partir de la nature. Même un scientifique aussi respectable que Huxley n'a pas échappé à cela.16

Dans son livre, Mutual Aid: A Factor in Evolution, l’évolutionniste Peter Kropotkin exprime l’erreur de Darwin et de ses compatriotes de la manière suivante :

... Les innombrables partisans de la théorie de Darwin ont réduit la notion de lutte pour la survie à sa définition la plus simple. Ils ont fini par concevoir le monde animal comme un monde de luttes perpétuelles entre des individus à moitié affamés et assoiffés à la recherche du sang d’autres individus… En effet, Huxley considéré comme l’un des représentant les plus compétents de la théorie de l’évolution nous a enseigné dans un article sur la "Lutte pour survie et ses incidences sur l’homme" que "d’un point de vue moraliste, le monde animal est à peu près similaire à un spectacle de gladiateurs. Les créatures vivantes sont destinées à lutter contre le plus fort, le plus rapide et le plus malin un jour ou l’autre."… Il est évident que le point de vue d’Huxley ne peut pas être assimilé à une preuve scientifique.17


Tout sur terre et dans les cieux glorifie Allah. Il est le Tout-Puissant. Le royaume des cieux et de la terre Lui appartiennent. Il donne la vie et provoque la mort. Il a le pouvoir sur toute chose. (Sourate al-Hadid, 2)

Cette position permet de souligner le fait que cette théorie ne repose pas sur des faits scientifiques. Afin de soutenir l’idéologie évolutionniste, les scientifiques ont interprété de manière erronée certaines aptitudes développées par la nature. La guerre imaginée par Darwin qui se déroule dans la nature n’est qu’une pure invention de sa part, car il n'existe pas une seule créature qui combatte uniquement pour son propre intérêt. De nombreux animaux sont sociables les uns envers les autres, voire même entre espèces différentes. Ils agissent de façon altruiste. Ainsi, les partisans de l’évolutionnisme ne parviennent pas à expliquer de tels comportements désintéressés. Un article sur ce sujet publié dans un magazine scientifique aborde ce dilemme :

La question est de savoir pourquoi les être vivants s'entraident. D’après la théorie darwiniste, chaque animal se bat pour sa propre survie et pour le maintien de son espèce. D’après la théorie évolutionniste, aider d’autres créatures diminuerait ses chances de survie, et par conséquent, ce type de comportement ne devrait pas exister. Nous pouvons cependant observer de nombreux animaux se comporter de manière désintéressée.18

Le dard des abeilles à miel peut tuer les prédateurs qui menacent leur ruche. Néanmoins, en piquant l’animal ces abeilles se suicident. L’aiguillon de leur dard se rompt dans la bataille emportant avec lui une partie de l’abdomen inférieur de l’abeille ainsi que ses organes internes. Comme nous pouvons le constater, l'abeille sacrifie sa propre vie pour la survie du reste de la ruche.

Les pingouins mâles et femelles protègent leur progéniture jusqu'à la mort. Les deux parents sont entièrement dévoués à leurs petits. Le pingouin mâle protège ses petits entre ses pattes pendant quatre mois, période durant laquelle celui-ci ne peut pas s'alimenter. La femelle plonge en mer à la recherche de nourriture pour ses petits et la rapporte en la transportant dans son gosier.

Le crocodile est l’un des animaux les plus féroces, mais la femelle est capable de faire preuve d’actes de dévouement incroyables envers ses petits. Une fois sortis de leur coquille, les petits sont transportés entre les mâchoires de leur mère jusqu’au point d’eau. A partir de cet instant, elle les tiendra dans sa gueule et elle les portera sur son dos jusqu'à ce qu'ils deviennent autonomes. Lorsque les petits sont confrontés à un danger, ils recherchent instantanément à se protéger en se cachant dans la gueule de leur mère.

Le crocodile n’est pas simplement féroce, c’est également un animal dénué de raison et de logique. Il ne serait donc pas surprenant d’imaginer la mère manger ses petits pour se nourrir au lieu de les protéger.

Chez les animaux, certaines mères sont obligées de quitter leurs semblables jusqu’à ce que leur progéniture soit sevrée, ce qui les expose à des dangers considérables. De nombreuses espèces prennent soin de leurs petits pendant des jours, des mois, voire des années, en leur fournissant nourriture, abri, chaleur et protection. Beaucoup d’espèces d’oiseaux nourrissent leur progéniture entre quatre à vingt fois par heure durant la journée. Chez les mammifères, les mères sont confrontées à d’autres problèmes : elles doivent ingérer de plus importantes rations alimentaires afin d'allaiter leurs petits. Elles sont par conséquent obligées de chasser pour trouver de plus grande quantité de nourriture. Tandis que leurs petits continuent de grossir, elles perdent du poids.

On pourrait s’attendre à ce que des animaux dénués de raison délaissent leur progéniture dès la naissance puisqu’ils n’ont pas conscience que ces petits êtres sont le symbole de la survie de leur espèce. Ils endossent néanmoins toutes les responsabilités et s'engagent à s'occuper entièrement de leurs petits.

Les animaux ne se comportent pas de manière désintéressée uniquement parce qu’ils veulent protéger leurs petits. Généralement, les animaux se comportent de manière prévenante et pragmatique envers les autres individus de leur communauté. C’est le cas lorsque la nourriture se raréfie. Dans une telle situation, on pourrait croire que le plus fort va éliminer les autres et chercher à répartir la nourriture entre les individus restants. Mais le fait est que cela ne se passe pas de la manière dont les darwinistes le prétendent. Dans ce livre, Peter Kropotkin fournit des exemples de ces comportements : lorsque la nourriture se fait plus rare, les fourmis commencent à puiser dans leur garde-manger. Les oiseaux migrent en groupe. Et dans un cours d’eau où le nombre de castors est trop important, les plus jeunes migrent vers le nord et les plus vieux vers le sud.19 Comme le démontrent ces exemples, il n’y a aucune lutte sans merci pour la recherche de nourriture ou d’abri. Au contraire, même durant les périodes les plus difficiles, les animaux font preuve de solidarité et d’entraide, comme si chaque animal essayait de faciliter les conditions de vie des autres.

Un autre élément mérite également toute notre attention : aucun de ces animaux ne possède l’intelligence ou la conscience nécessaire pour prendre des décisions ou pour aboutir à de tels protocoles. Comment se fait-il alors qu'ils puissent établir un objectif commun auquel chacun adhère et que le but choisi soit le plus profitable pour tous ?

Il n’y a aucun doute que c’est Allah, le Seigneur de l’univers, Qui a créé ces êtres vivants, leur a donné les comportements les plus avantageux et les a surveillés à chaque instant. Allah évoque Son pourvoir de protection sur toutes Ses créations de la manière suivante :

Il n’existe aucune créature sur terre qui ne dépende pas d’Allah pour trouver sa nourriture. Il sait où elles vivent et où elles meurent. Tout est déjà clairement écrit. (Sourate Hud, 6)

Face à cette réalité, les affirmations des partisans de l’évolutionnisme qui soutiennent que la nature est un champ de bataille où les plus égoïstes qui luttent pour leurs propres intérêts dominent, sont totalement fausses. Le célèbre évolutionniste John Maynard Smith pose la question suivante à ses compatriotes :

Une des questions cruciales concerne les actes altruistes : comment se fait-il que la sélection naturelle puisse privilégier des comportements qui ne favorisent pas la survie de l’individu ?20

L’instinct de survie de l’espèce


Le Seigneur de l’est et de l’ouest et de tout ce qui existe entre les deux, si tu a fait usage ton intelligence. (Sourate as-Shuaraa, 28)

Comme nous l’avons vu précédemment, les évolutionnistes ne peuvent pas expliquer les actes de dévouement dont font preuve les animaux. Les nombreux exemples observés dans la nature démentent les idées principales de la théorie de l'évolution. Stephen Jay Gould, un célèbre évolutionniste, a déclaré que les actes de dévouement observés dans la nature soulèvent le "problème contrariant de l’altruisme".21 Gordon R. Taylor affirme que le dévouement dont font preuve les êtres vivants "a longtemps représenté un défi pour les darwinistes."22 Les qualités hautement "spirituelles" telles que la protection et la compassion portent un coup fatal à l’idée matérialiste selon laquelle la nature n’est qu’une somme d'interactions aléatoires.

Certains évolutionnistes qui refusent d’admettre leur échec ont abouti à une idée nommée "la théorie du gène égoïste". Richard Dawkins, l’un des plus fervents défenseurs de cette notion, affirme que ce qui semble être des actes de dévouement désintéressés sont en réalité engendrés par des pulsions égoïstes. Selon son point de vue, les animaux ne font pas preuve de dévouement pour venir en aide aux autres individus de leur espèce, mais parce que cela est inscrit dans leur patrimoine génétique. Par conséquent, une mère qui sacrifie sa vie pour ses petits aide à transmettre ses gènes. Si sa progéniture survit, celle-ci pourra alors transmettre ses caractéristiques à la génération suivante. Selon cette théorie, toute créature (y compris les êtres humains) n'est qu'une simple "machine génétique". La principale responsabilité de tout organisme vivant est de transmettre ses gènes aux générations futures.

Les évolutionnistes affirment que les êtres vivants agissent selon une programmation afin de "vouloir" perpétrer l’espèce en transmettant leurs gènes aux générations suivantes. La citation suivante tirée du livre évolutionniste Essentials of Biology un parfait exemple des explications formulées par les darwinistes sur le comportement animal :

Qu’est-ce qui justifie les comportements autodestructeurs ? Les actes altruistes résulteraient des soi-disant gènes égoïstes. Des parents qui font tous les efforts possibles pour nourrir leur progéniture affamée, ou qui restent le ventre vide lorsqu’un prédateur guette dans les environs, possèdent probablement un comportement génétiquement programmé, comportement qui augmente les chances que les gènes des parents soient transmis à leur progéniture puis aux générations suivantes. Ces réponses innées et instinctives peuvent sembler "réfléchies" pour un observateur humain, mais ces programmes comportementaux sont en fait provoqués par des soupirs, des sons, des odeurs et autres stimuli variés.23

Dans cette citation le comportement animal semble viser un objectif précis, un "but spécifique" dont les êtres vivants ne sont pas conscients, mais qu'ils exécutent parce qu'ils sont "programmés pour le faire ainsi". La question que l’on doit se poser est la suivante : D’où provient cette programmation ? Certes les gènes sont des banques de données encodées, mais ils ne peuvent ni penser ni raisonner.

Les gènes n’ont ni la capacité de réfléchir ni celle de juger, par conséquent, si les gènes d'un être vivant contiennent l'ordre d'effectuer des actes de dévouement, ils ne peuvent pas en être la source. Si vous appuyez sur le bouton MARCHE/ARRET de votre ordinateur celui-ci va s’éteindre parce qu’un programmateur compétent et expérimenté l'a conçu ainsi. Notez bien la subtilité : l’ordinateur ne s’éteint pas lui-même ; le bouton MARCHE/ARRET n’est pas apparu par hasard ou par erreur. Un ingénieur a conçu l’interrupteur de manière consciente et délibérée.

Dans le cas présent, même si les gènes d’une créature étaient programmés pour agir de manière désintéressée afin que l’espèce perdure, cela prouve avant tout l’existence d’une puissance intelligente et experte qui a programmé les gènes de cette façon. Allah a ce pouvoir, et Il dirige tous les êtres vivants, les surveille et leur ordonne d'agir selon son désir. Comme le Coran l'indique :

Toute chose dans le ciel et toute créature sur terre se prosterne devant Allah, comme le font les anges. Elles ne sont pas orgueilleuses. Elles craignent le Seigneur Qui les commande et font tout ce qui leur est ordonné de faire. (Sourate an-Nahl, 49-50)

C’est Allah Qui a créé les sept paradis et les sept terres ainsi que les commandements qui sont apparus par leur intermédiaire ; vous savez ainsi qu’Allah a le pouvoir sur toute chose et qu’Allah englobe toute chose dans Sa connaissance. (Sourate at-Talaq, 12)

Les êtres vivants viennent non seulement en aide à leurs semblables
dotés des mêmes gènes, mais également aux individus d’autres espèces

Dans le Chapitre 3, nous aborderons plus en détails des exemples d’animaux qui viennent en aide à leur progéniture et aussi à d’autres animaux. Cela constitue un sujet inextricable pour les évolutionnistes parce qu’un tel comportement ne favorise pas la transmission des gènes. L’exemple suivant évoqué par John Maynard Smith expose ouvertement le dilemme de la théorie de l'évolution : malgré l’absence de parenté génétique du babouin mâle, celui-ci affiche des attitudes de collaboration bien particulières. Lorsque deux babouins se combattent, l’un d’entre eux fait parfois appel à un troisième babouin pour lui venir en aide. Le babouin qui demande de l'aide émet un signal facilement identifiable, balançant sa tête de manière répétitive d'avant en arrière entre son opposant et le babouin qui lui vient en aide.24

En résumé, les animaux s’entraident et agissent de manière désintéressée parce qu’Allah leur ordonne de faire ainsi.

En poursuivant la lecture de ce livre, vous rencontrerez d'autres exemples d'actes de dévouement, de compassion et d'altruisme. Nous ne devons pas oublier qu’Allah a créé ces animaux de la manière la plus parfaite en leur ordonnant d’agir précisément selon cette dernière.

LE DEVOUEMENT DES CREATURES AU SEİN DE LA FAMİLLE

http://www.harunyahya.fr/

http://www.demandezauxdarwinistes.com/

Certains animaux restent avec des membres d'autres familles pendant de très longues périodes, voire même pendant toute leur vie. Les pingouins et les cygnes par exemple sont des oiseaux qui s’entraident pour la vie. Les éléphants femelles restent avec leur mère et leur grand-mère.

Chez les mammifères, les mâles construisent leur famille autour des femelles et de leurs petits. Mais diriger une famille entraîne une multitude de responsabilités. Le mâle responsable d’une famille doit chasser plus souvent qu’un mâle seul pour trouver de la nourriture. Il peut facilement se protéger, mais il doit également prendre soin des autres membres de sa famille. Surveiller les petits sans défense exige souvent de faire preuve d'abnégation.

C’est une question importante à laquelle il faut prêter attention : les animaux font beaucoup d'effort pour construire, protéger et assurer la survie de leur famille. Pour ce faire, ils risquent leur propre vie et renoncent à une vie plus facile pour eux-mêmes. Pourquoi les animaux choisissent cette solution ?

Cette tendance contredit la thèse darwiniste selon laquelle "le plus apte survit et le plus faible périt". Comme le montrent les nombreux exemples évoqués dans les pages suivantes, les plus forts mettent souvent leur propre vie en danger afin de protéger les plus faibles.

Les membres d’une famille se reconnaissent entre eux

La condition indispensable pour toute vie sociale est que les membres d'une même famille puissent immédiatement se reconnaître entre eux. Même au milieu de vastes espaces où les animaux vivent les uns à côté des autres au sein de larges colonies, ils sont capables de reconnaître leurs petits, leur partenaire, leurs parents et leurs semblables.


De nombreuses espèces de mammifères nettoient leurs petits en les léchant, une méthode qui leur permet par la suite de reconnaître leur odeur. Ils peuvent ensuite facilement reconnaître leurs petits parmi tout un groupe de nouveau-nés de la même espèce.

Chaque espèce possède une méthode spécifique pour reconnaître les siens. Les oiseaux qui établissent leur nid à terre reconnaissent leurs petits grâce à leurs cris ainsi qu’à leur apparence. L’exemple parfait est celui des goélands argentés qui élèvent leurs petits au sein de colonies immenses. Même lorsque leurs petits sont hors de leur vue, les parents les reconnaissent et répondent à leur appel sans confondre leurs cris avec ceux d’autres petits. Si un jeune oiseau égaré appartenant à une autre famille entre par mégarde dans leur nid, ils s’en aperçoivent immédiatement et chassent l'intrus.26

Habituellement les mammifères reconnaissent leurs petits grâce à l’odeur et au goût. Dès la naissance des petits, la mère les renifle et les lèche afin de pouvoir les reconnaître par la suite.27

L’une des créatures les plus épatantes dans ce domaine est le pingouin. Ils se ressemblent tellement entre eux que même les humains ont des difficultés à les différencier. Il est ainsi étonnant que les membres d’une famille de pingouins puissent se reconnaître sans aucun problème. D’autant plus que la mère laisse son partenaire et ses petits pendant une période de trois mois afin de chercher de la nourriture. Mais à son retour, elle les reconnaît immédiatement.


Le rémiz penduline construit des nids en forme de bouteille en utilisant une variété de matériaux qu'il trouve sur les branches.

La mère trouve facilement son partenaire et sa progéniture au milieu de centaines de pingouins. Plus fascinant encore, avant que les adultes femelles partent chasser en mer, elles rassemblent tous leurs petits pour former une crèche et lutter contre le froid. Les jeunes oiseaux restent coller les uns aux autres, profitant de la chaleur corporelle de chacun. Mais un problème subsiste : comment les adultes vont-ils reconnaître leurs petits à leur retour parmi des centaines d’autres oiseaux ? Cette idée ne semble pas poser de problème aux pingouins. Chaque adulte appelle ses petits avec un cri strident ce qui leur permet de reconnaître leurs parents et de se diriger vers eux.28 Il n’y a aucun doute que la reconnaissance vocale est dans le cas présent la méthode la plus appropriée pour retrouver les siens parmi des centaines de pingouins. Mais comment les pingouins qui ont une apparence semblable et un cri différent parviennent-ils à se reconnaître ? Et comment ont-ils acquis la faculté de se différencier les uns des autres par leurs cris ? Aucun pingouin ne peut en avoir eu l’idée et l’utiliser par la suite. Ces qualités leur ont été données, mais par qui ? Selon les darwinistes, par la nature, mais quel élément de la nature a doté les animaux de telles facultés ? La glace polaire peut-être ? Ou bien les rochers ? Ni l’un ni l’autre évidemment, parce que "la nature", responsable de cet exploit selon les évolutionnistes, est constituée de rochers, de pierres, d'arbres, de glaciers qui sont des éléments entièrement créés. Ainsi, la réponse à cette question est simple : Allah Qui crée toute chose de manière parfaite, donne à chaque pingouin un cri distinct et la faculté de reconnaître les siens grâce à ces cris.

Construction de nids douillets pour la progéniture


Le rémiz penduline construit des nids en forme de bouteille en utilisant une variété de matériaux qu'il trouve sur les branches.

Les nids jouent un rôle important dans la protection des animaux, en particulier celle des petits. De nombreuses espèces utilisent des techniques étonnantes pour construire leur nid grâce à divers matériaux et architectures. Les animaux planifient souvent comme des architectes, travaillent comme des constructeurs, trouvent des solutions tels des ingénieurs et parfois même décorent leur nid comme des décorateurs expérimentés. Ils travaillent sans relâche, jour et nuit, pour construire leur nid. Leur partenaire partage souvent la charge de travail et les deux s’entraident dans la réalisation de l’ouvrage. Les nids les plus soigneusement préparés sont ceux conçus pour l’arrivée de la future progéniture.

Les différentes techniques utilisées pour construire ces nids sont si parfaites que personne ne peut imaginer qu’elles puissent émaner d’animaux dénués d’intelligence. Comme nous allons le voir au cours des pages suivantes, ces techniques n’ont pas pu être conçues par les animaux eux-mêmes. Si tel était le cas, ceux-ci devraient alors planifier toutes les étapes préalables avant même de commencer à construire. Ils devraient tout d’abord prendre conscience de la nécessité de construire un nid pour protéger les œufs et leur progéniture. Ils devraient ensuite trouver l'endroit le mieux adapté pour construire leur nid puisqu’aucune créature ne fait son nid n'importe où.

Les matériaux utilisés dans la construction des nids sont soigneusement choisis en fonction de l'environnement. Par exemple, les oiseaux aquatiques construisent leur nid à partir de matériaux végétaux flottants afin de parer aux inondations. Les oiseaux qui vivent au milieu des roseaux construisent des nids larges et profonds afin d'éviter que leurs œufs ne tombent lorsque les roseaux plient sous la force du vent. Les oiseaux qui vivent dans les déserts construisent leur nid au-dessus d'arbustes et de cactus où les températures sont de 10°C inférieures à celles du sol, qui atteignent les 45°C, et qui seraient mortelles pour la progéniture.

Choisir le bon emplacement pour un nid nécessite des connaissances et une certaine intelligence. Un animal ne peut pas prévoir les risques d'inondation ou les conséquences nuisibles des hautes températures pour leur progéniture. Nous sommes donc confrontés à un paradoxe : d’une part, les animaux si peu intelligents et expérimentés, et d’autre part, des comportements intelligents, responsables et professionnels. Allah possède le discernement, l’intelligence et la connaissance et exprime ces qualités à travers Ses créations parfaites.


Allah t'a créé à partir de la poussière puis à partir d’une goutte de sperme et t’a ensuite donné un partenaire. Aucune femelle ne donne naissance sans Son accord. Et la durée de vie de toute créature est déjà écrite dans un livre. C’est facile pour Allah. (Sourate Fatir, 11)

La survie de sa progéniture est primordiale pour n’importe quelle espèce vivante ; et dès la naissance de leurs petits, la protection de leur progéniture devient la seule et unique occupation des parents. Le rémiz penduline qui veille tout particulièrement à la protection de sa progéniture, construit un certain nombre de nids factices autour du vrai nid afin de détourner l’attention des ennemis affamés. Cette stratégie de diversion, résultat d’une planification minutieuse, ne peut pas provenir de l’intelligence du rémiz penduline lui-même.

L’une des méthodes les plus utilisées par les oiseaux pour protéger leur nid des prédateurs est de construire celui-ci dans un buisson épineux ou de le camoufler parmi des feuilles mortes. Certaines espèces, afin de protéger les femelles et leurs œufs, murent l'entrée de leur nid avec de la boue tandis que la femelle se trouve encore à l'intérieur, ou bien alors mélangent leur salive avec de la terre pour créer une sorte de mortier utilisé pour construire un mur qui bouche l'entrée du nid.

Ces facultés ne peuvent pas être développées par ces animaux. Qu’est-ce qui permet alors à ces oiseaux et à d’autres animaux de construire leur nid de manière si parfaite et si complexe ? Comment les animaux acquièrent ces facultés ?

Un autre élément mérite également d’être évoqué. A sa naissance, chaque animal possède la connaissance nécessaire pour construire le nid qui lui convient. Chaque individu de chaque espèce, où qu’il soit sur terre, construit son nid de la même façon. Cela montre clairement que les créatures n’ont jamais appris ou acquis par hasard les méthodes de construction de leur nid, mais que cette connaissance et ces aptitudes leur ont été données par une puissance extérieure. Allah tout puissant a créé ces créatures en même temps que leurs facultés et leur a donné cette connaissance.

En plus de la conception parfaite de leur nid, le dévouement extraordinaire dont les parents font preuve lors de la construction du nid mérite toute notre attention. Tandis que les oiseaux construisent des nids ordinaires pour eux-mêmes, ils construisent celui de leur progéniture avec le plus grand soin. En tenant compte des différentes étapes de la construction d’un nid, nous pouvons plus facilement comprendre le degré d’efforts et d’énergie fournis par les oiseaux et le dévouement extraordinaire dont ils font preuve. Pour construire son nid, un oiseau ne peut transporter dans son bec que quelques brindilles ou brins d'herbe à la fois. Il doit donc faire une centaine de vols pour rassembler tous les matériaux de construction nécessaires. Mais cela ne décourage pas l’oiseau. Il continue patiemment sa construction. Il n’est jamais frustré, fatigué ou trop paresseux pour achever la construction de son nid.

Selon le principe de la sélection naturelle soutenue par Darwin, ces animaux ne devraient être concernés que par leur propre intérêt. Dans un environnement où seuls les mieux adaptés et les plus forts survivent, pourquoi les animaux seraient concernés par la survie de leur vulnérable progéniture ? Qu’est ce qui peut expliquer le fait qu’ils préparent à l'avance un nid protecteur pour l’arrivée de leurs petits ? La sélection naturelle et la théorie de l'évolution ne peuvent pas donner de réponse à cette question, les idéologies athées non plus. Ces questions n’ont qu’une seule réponse : Allah donne à ces animaux les qualités telles que le dévouement, la patiente, la persévérance et l’ambition. Allah leur donne ces qualités afin que les plus forts protègent les plus faibles et que l’équilibre naturel se poursuive et afin que ces espèces puissent continuer d’exister et deviennent l'exemple vivant des créations artistiques d’Allah, de son pouvoir, de sa sagesse et de sa supériorité.

Les pages suivantes abordent des exemples d’animaux très connus pour leur expertise architecturale et décorative. Les œufs puis les oisillons sont extrêmement vulnérables et exigent d'être protégés avec le plus grand soin. Ainsi, Allah ordonne à leurs parents de leur construire exactement le genre de nid adapté.

Comment les oiseaux construisent leur spectaculaire nid ?

Les oiseaux sont des constructeurs très expérimentés. Chaque espèce possède ses propres techniques de construction et réalise ses assemblages sans jamais se tromper.

Lorsque les parents quittent le nid à la recherche de nourriture, leur progéniture reste totalement sans défense. Leur nid, qui est savamment caché dans les hauteurs des arbres, dans les cavités des falaises ou même au milieu des hautes herbes, fournit un abri sûr pour les oisillons.

L'autre objectif du nid est de protéger la progéniture du froid. Les oiseaux naissent sans plumes, et comme leurs muscles n'ont pas encore été stimulés, ils restent immobiles et ont besoin d'un nid pour les protéger du froid. Les nids tressés capturent la chaleur corporelle et la redistribue aux oisillons - mais la construction d'une telle structure requiert de la minutie et beaucoup de soin. La femelle construit le nid en tressant soigneusement les brins d’herbe, les brindilles et les fils récupérés pendant une très longue période. Elle remplit l’intérieur de plumes, de cheveux et d’herbe fine de façon à augmenter l’isolation du nid.29

Chaque type de nid nécessite l’utilisation de matériaux de construction adéquate. Les oiseaux peuvent passer toute la journée à la recherche de matériaux de construction pour leur nid. Leur bec et leurs griffes sont conçus pour transporter et agencer les matériaux qu’ils récupèrent. Le mâle choisit l’endroit pour installer le nid et la femelle le construit.

Les caractéristiques du nid dépendent des matériaux et des techniques de construction utilisés. Tous les matériaux de construction doivent être malléables et compressibles. Les nids sont construits en tenant compte de l’élasticité, la longévité et la robustesse des différents éléments que les oiseaux utilisent (boue, feuilles, plumes, cellulose…). Cela augmente la longévité de la structure. L’utilisation de fibres végétales mélangées à la boue par exemple évite la propagation des fissures.

Tout d’abord, les oiseaux réalisent le mortier à partir des matériaux récupérés. L'hirondelle à front blanc utilise cette technique en construisant son nid sur des falaises et sur les murs d'édifices en utilisant la boue comme adhésif afin d'assembler le nid. Elle rassemble la boue et les plumes et les transporte dans son bec sur le lieu de construction du nid où elle mélange la boue avec sa salive. Elle enduit la paroi de la falaise avec le mélange afin d'obtenir une structure en forme de pot ouvert sur le dessus. Elle va ensuite remplir cette structure d’herbes, de mousse et de plumes. Elle construit habituellement ces structures dans les cavités situées sous les falaises surplombantes afin d’éviter que la pluie n’abîme le nid.30

Certaines espèces d’Afrique australe (Anthoscopus) bâtissent un nid divisé en 2 parties. Si l'entrée de la véritable chambre d'incubation est masquée, l'autre partie du nid présente en revanche une entrée bien évidente, car elle n'est en réalité qu'un leurre à l'intention des prédateurs.31

Le cacique, un grand oiseau assez particulier, construit son nid a proximité d'essaims de guêpes fort agressives, car ces guêpes constituent une excellente défense contre les serpents, les singes et les toucans, mais surtout contre un type de mouches (œstridés) dont les larves sont redoutables pour les nidicoles, puisqu'elles pénètrent sous la peau des oisillons et provoquent la mort.32 De cette façon, le cacique protège ses petits des dangers provenant des prédateurs.

Le nid "cousu" de la couturière

La couturière d’Inde a un bec semblable à une aiguille à coudre. En guise de fil elle utilise de la soie de toiles d’araignée, du coton et des fibres récupérées à partir de troncs d’arbres. Cet oiseau choisit plusieurs grandes feuilles vertes situées à l’extrémité d’une branche et les joints. Il fait ensuite des trous le long des bords de chaque feuille et fait passer la soie d’araignée ou les fibres végétales par les trous pour coudre les feuilles ensemble. Il finit par faire des nœuds pour les maintenir ainsi. Il effectue la même chose de l’autre côté, il coud les feuilles ensemble en réalisant environ six points pour enrouler les feuilles. Finalement l'oiseau remplit la poche obtenue avec de l'herbe.33 Puis il élabore un autre nid à l'intérieur de cette poche où la femelle pondra ses œufs.34

Les tisserins

Les naturalistes considèrent les nids de ces oiseaux comme l’une des structures les plus impressionnantes construites par des oiseaux. Cette espèce utilise des fibres végétales et des tiges de plantes hautes pour fabriquer son nid d'une solidité redoutable.


Le nid du passereau est posé entre deux feuilles. Comme la couturière, il utilise son bec en guise d’aiguille et la soie d'araignée comme fil.
La couturière attache savamment les feuilles ensemble en se servant de son bec comme aiguille, et de fibres végétales ou de soie d'araignée comme fil pour réaliser des nids douillets.

Tout d’abord, le tisserin collecte les matériaux de construction. Il coupe de longues bandelettes à partir des feuilles ou bien il retire la nervure médiane d'une feuille verte. Il choisit les feuilles fraîches pour une raison particulière : les veines des feuilles mortes sont raides, cassantes et trop difficiles à plier tandis que les veines des feuilles vertes facilitent largement le travail. Le tisserin commence par attacher les fibres de la feuille autour d'une branche d’arbre. Il maintient une des extrémités de la bandelette contre la branche à l’aide de sa patte et attrape l’autre extrémité avec son bec. Afin d’éviter que les fibres ne tombent, l’oiseau les attachent ensemble en faisant des nœuds. Il les assemble lentement pour former un cercle qui deviendra l'entrée du nid. Puis il utilise son bec pour tisser les autres fibres ensemble. Durant le processus de fabrication, il doit calculer la tension nécessaire pour que le nid ne tombe pas. Il doit également être capable de visualiser la structure finale. Tout en construisant les murs, il doit déterminer à quel endroit la structure a besoin d’être élargie.35

Une fois la fabrication de l’entrée achevée, l’oiseau entame la construction des murs. Pour ce faire, il se suspend la tête en bas et continue de travailler depuis l'intérieur de la structure. Il va mettre une fibre sous une autre avant de les tirer avec son bec jusqu'à obtenir une structure absolument étonnante.36


Inspiré par Allah, le tisserin construit un nid extraordinaire. Ci-dessus à droite : les étapes de la construction du nid.Tout d’abord, l’oiseau détache de fines lamelles de feuilles. Puis il commence à construire le nid en pressant l’extrémité de la bandelette sur la branche avec sa patte tout en tissant l'autre extrémité avec son bec. Comme le montrent ces illustrations, il utilise son bec comme navette, en tissant une seule fibre végétale à la fois, par-dessus et par-dessous les autres bandelettes. A gauche : le tisserin finit de construire son nid.

Certains tisserins vivent en colonies et construisent eux-mêmes leur nid afin de se protéger de la chaleur écrasante du soleil.

Le tisserin ne fait pas que construire un nid. Il planifie chaque étape - tout d'abord il collecte les matériaux de construction les plus adaptés puis réalise l'entrée avant de commencer les murs. Il sait parfaitement à quel endroit diminuer ou augmenter l'épaisseur de sa construction et où réaliser ses courbes. Son comportement démontre une intelligence et des facultés exceptionnelles. Sans entraînement, il peut faire deux choses à la fois – maintenir une extrémité de la fibre avec ses pattes tout en manipulant l’autre extrémité avec son bec. Aucun de ses mouvements n’est effectué par hasard ; chacun de ses actes est réalisé de manière consciente et dans un but précis.

Un autre type d'oiseau appartenant à la famille des tisserins est capable de construire un nid qui résiste à la pluie. Cet oiseau réalise un parfait mortier en récupérant des fibres végétales et en les mélangeant avec sa salive, ce qui permet aux fibres végétales d’être élastiques et résistantes à l’eau.

Le tisserin répète ce processus jusqu’à ce que son nid soit achevé. Il est parfaitement insensé d’affirmer que ces oiseaux ont reçu ces facultés de manière inconsciente et par hasard. Ces oiseaux construisent leur nid à la fois comme des architectes, des ingénieurs en construction et des contremaîtres.

Le tisserin d’Afrique du Sud, qui niche au sein d’une large structure munies de plusieurs entrées séparées, réalise des constructions de nids exemplaires. Avec la même ingéniosité que les architectes les plus expérimentés, il construit des nids qui peuvent accueillir jusqu’à 600 oiseaux.37

Pourquoi certaines espèces choisissent la solution la plus complexe? Pouvons-nous raisonnablement attribuer au hasard le fait qu’ils puissent construire de tels nids complexes par eux-mêmes ? Certainement pas. Comme toute autre créature vivante, ils agissent eux aussi selon les ordres d’Allah.

L’hirondelle


Le martinet construit son nid derrière les chutes d’eau, sur des rochers qu’aucun autre animal ne peut atteindre.

Certains oiseaux cachent leur nid sous terre. L’hirondelle de rivage par exemple creuse de longs tunnels sur les flancs de pentes abruptes le long des rivières et des rivages. Elle incline ses tunnels du côté montant afin d’éviter les inondations. A chaque extrémité du tunnel se trouve une pièce à couver remplie d'herbe et de plumes.38

Le martinet d’Afrique du Sud construit son nid derrière les chutes d’eau, bien qu’il soit presque impossible pour les oiseaux de passer à travers de telles chutes d’eau. Les faucons, les hérons, les goélands et les corbeaux y parviennent. On pourrait s’attendre à ce que ces oiseaux soient écrasés par le poids de l’eau. Mais les martinets sont très petits et volent assez rapidement pour passer à travers des chutes d’eau comme une flèche. Les endroits qu’ils choisissent pour établir leur nid sont sûrs puisqu’aucun animal n’ose s'aventurer jusque là.

Cependant, les martinets peinent à rassembler les matériaux dont ils ont besoin pour construire leur nid. Leurs pattes sont trop petites pour leur permettre de ramasser des matériaux au sol comme le font les autres oiseaux. Au lieu de cela, ils attrapent des plumes, des bouts d'herbe desséchée et des matériaux volatils. Ils les collent ensuite aux parois derrière les chutes d’eau avec de la salive.39

Les martinets alpins qui vivent près des rivages de l'Océan Indien construisent leur nid dans des grottes. Chaque vague qui se brise contre le rivage inonde complètement l’entrée de la grotte. C’est pourquoi ces oiseaux peuvent parfois être aperçus à l’extérieur de la grotte en train de planer au-dessus des vagues et attendre que l'écume se retire avant de pénétrer dans celle-ci. Avant de commencer à construire son nid, le martinet détermine le plus haut niveau atteint par l'eau en observant les marques laissées par la mer sur les parois qui entourent l'entrée de la grotte, puis il construit son nid juste au-dessus de ces marques.40

Le messager sagittaire d’Afrique construit son nid dans des arbres épineux afin de se protéger des prédateurs. Les pics d’Amérique du Sud-ouest percent des trous dans la tige de cactus géants pour y faire leur nid.41 Le troglodyte des marais de son côté prépare des nids factices. Tandis que la femelle construit le vrai nid pour sa progéniture, le mâle vole autour du marais et construit des nids factices qui vont détourner l'attention des prédateurs.42

Les nids d’albatros

Presque toutes les espèces d’oiseaux sont dévouées envers leurs petits. Afin de s’accoupler, les albatros retournent toujours sur leur lieu de naissance où ils établissent d'immenses colonies. Des semaines avant l’arrivée des femelles, les mâles restaurent les vieux nids des années précédentes afin d'offrir un abri confortable à leur progéniture. Le dévouement des albatros pour leurs œufs est tout à fait remarquable : ils peuvent rester jusqu’à 50 jours sans se lever.

L'albatros construit des nids sécurisés pour ses petits. Des semaines avant que l'oiseau femelle ne le rejoigne, le mâle vient réparer l'ancien nid.

Leur dévouement est sans limite lorsqu’il s’agit de protéger et de prendre soin de leurs œufs. Ils vont jusqu'à parcourir 1 500 km pour trouver de la nourriture à donner à leurs oisillons.43

Les nids de calaos


Le mâle calao emmure sa partenaire et ses œufs dans un trou d’arbre et prend ensuite soin d'eux.

Pour le calao, la saison de l’accouplement annonce le début d'une période d'intense activité. Pendant cette période, les mâles et les femelles effectuent une parade exceptionnelle. La première chose qu’ils doivent faire est de construire un nid sécurisé pour la femelle et sa portée.

La femelle calao commence à travailler après avoir trouvé un trou situé dans un arbre qui abritera le nid. Elle réduit l’ouverture du trou en le recouvrant de boulettes de boue qu’elle transporte dans son bec. Une fois entrée dans le nid à travers le trou étroit, elle bouche l’entrée avec de la boue tombée à l’intérieur réduisant ainsi l’ouverture à la largeur d’un coup de bec. Cela protégera la femelle et ses petits des dangers extérieurs, en particulier des serpents. Une fois le nid terminé, la femelle s’assoit pendant trois mois sans quitter une seule fois le nid. Le mâle rassemble la nourriture et alimente sa partenaire à travers la minuscule ouverture. Quand les jeunes naissent, eux aussi sont nourris de la même façon.44 Cette espèce d’oiseau est très patiente et dévouée envers sa portée. Pendant trois mois complets, tandis que la femelle s’assoit dans ce trou d’arbre à peine assez grand pour elle seule, le mâle prend soin d’eux jour après jour.


Chaque espèce d’oiseau construit son propre type de nid. Les nids de flamands roses sont aussi agréables à regarder que les oiseaux.

A partir de ces exemples, nous pouvons remarquer que chaque espèce d’oiseaux possède sa propre méthode pour construire les nids. Chaque technique, conçue selon un plan précis, est si complexe qu’on ne s’attend absolument pas à de telles prouesses de la part de créatures dénuées d’intelligence ou de prévoyance.

Nous sommes confrontés à des êtres dénués de la raison et de la volonté nécessaires pour se comporter de manière bienveillante, indulgente et dévouée. Cependant ces créatures font preuve de comportements intelligents, raisonnés, prévoyants, bienveillants et altruistes. D’où proviennent alors leurs comportements ? S’ils ne sont pas eux-mêmes à l'origine de ces actes, il doit exister une puissance extérieure qui les pousse à agir ainsi. Cette puissance n’est autre qu’Allah, le Seigneur de la terre, du ciel et de toute chose.

Les nids que les autres créatures construisent :
les bourdons

Les bourdons font preuve d’un dévouement particulièrement intéressant. Juste avant de déposer ses œufs, la jeune reine commence à chercher un endroit idéal pour établir sa colonie. Une fois ce lieu choisi, elle commence à rassembler les matériaux de construction dont elle a besoin pour recouvrir sa ruche – plumes, feuilles et herbe – ainsi que les matériaux d’isolation.

Tout d’abord, avec les matériaux récupérés dans les environs, elle construit une petite chambre de la taille d’une balle de tennis au milieu de la ruche. Puis vient le temps de partir à la recherche de nourriture. En quittant la ruche, elle s’envole en faisant des cercles au-dessus de la ruche de façon à mémoriser son emplacement. Une fois le nectar et le pollen récupérés, elle revient vers la ruche et dépose son chargement au centre de la chambre


Des bourdons dévoués.

La reine qui se nourrit de nectar commence à secréter de la cire après un certain temps. Elle conserve le nectar qu’elle ne consomme pas, le laisse sécher et l’utilise pour coller les matériaux de construction récupérés afin de construire la chambre. Elle remplit les alvéoles qu’elle a conçue avec du nectar et place un minuscule morceau de pollen dans les alvéoles restantes en déposant ses œufs au-dessus, des œufs qui donneront naissance aux premières abeilles ouvrières. Les alvéoles sont celées avec de la cire et la reine des abeilles les maintient au chaud jusqu’à l’éclosion des œufs.

Elle ne dépose pas ses œufs par hasard, elle les place de manière symétrique et avec le plus grand soin. L’alimentation des jeunes est aussi importante que l’éclosion des œufs. Leur nourriture est préparée dans les alvéoles remplies de nectar par la reine des abeilles. Après une période d’incubation de quatre à cinq jours, les larves sortent et commencent à se nourrir du pollen et du nectar préparés pour elles.

Il est tout à fait remarquable que cette créature, qui dépose le nectar à l'endroit même où les jeunes abeilles s’alimentent et qui construit un système sécurisé pour le développement des jeunes abeilles qui formeront plus tard la colonie, ne soit pas un être doué d’intelligence mais une simple abeille de quelques centimètres de long.

Pourquoi la reine des abeilles fait preuve d’un tel comportement de dévouement ? C’est la première question qui nous vient à l’esprit. Elle ne tire aucun profit en nourrissant les jeunes abeilles. Elle peut même être contrainte de quitter la colonie pour laquelle elle a travaillé durement et pour laquelle elle s'est tant sacrifiée à l’arrivée d’une nouvelle reine. Il ne peut y avoir qu’une seule raison pour que la reine des abeilles fasse preuve de tant d'abnégation et fournisse autant d’efforts pour élever ces jeunes abeilles. Comme toutes les autres créatures sur terre, la reine fait preuve d'un tel dévouement parce qu’Allah lui ordonne de faire ainsi et d'élever de nouvelles générations d'abeilles. Par conséquent, les créatures vivantes ne possèdent pas d’instincts de survie égoïstes comme le prétendent les évolutionnistes.45

La tanière de glace des ours polaires

Quand elles attendent leurs petits, les femelles ours polaires qui vivent dans les régions glacées de l’Arctique construisent leur tanière sous la neige et la glace. Elles ne vivent dans cette tanière que durant cette période. Les oursons naissent généralement durant l’hiver – ils sont alors tout petits, aveugles et sans poils. Dans le froid hivernal, une tanière est indispensable pour ces oursons dépendants et sans défense.

Une tanière d’ours polaire typique est constituée d’un tunnel d’environ deux mètres sur un mètre cinquante et d’approximativement un mètre de haut. Cet abri n’est pas uniquement creusé. Dans un environnement entièrement couvert de glace et de neige, la tanière contient les éléments essentiels à la survie des oursons.

Ces tanières possèdent en général plusieurs pièces construites en hauteur par rapport à l’entrée. De cette manière, la chaleur corporelle dans la chambre est maintenue à l’intérieur de la tanière. Durant tout l’hiver, la neige s’amoncelle à l’entrée et au-dessus de la tanière. L’ours polaire laisse juste une ouverture suffisante pour l'aération à travers cet amas de neige.46

La mère construit le toit de la tanière entre 75 cm et 2 mètres d’épaisseur, ce qui isole la tanière de manière efficace en maintenant la chaleur à l’intérieur et en conservant l’air à température constante.47Dans cet environnement tiède et sécurisé, la mère stocke l’énergie et règle sa quantité de réserves lipidiques en fonction de sa période d’hibernation.

Paul Watts, chercheur à l'Université d'Oslo, a disposé un thermomètre dans le mur supérieur d’une tanière. En enregistrant la courbe des températures, il fit une découverte intéressante. Tandis que la température extérieure atteignait les -30°C, la température intérieure n’est jamais descendue en-dessous de 2 ou 3 degrés. Comment la mère sait-elle que les propriétés isolantes du toit changent selon l’épaisseur de celui-ci ? Cela attise la curiosité des scientifiques jusqu’à nos jours.

Ceci soulève une autre question intéressante. Durant la période d’hibernation, la mère réduit son métabolisme pour ne pas perdre trop d’énergie et afin de produire un maximum de lait pour les oursons. Pendant sept mois, elle transforme les lipides qu’elle a stockés en protéines. Elle ne s'alimente pas durant cette période, réduit son pouls de 70 à 8 battements et ralentit son métabolisme. Elle n’a pas besoin durant cette période de se soulager. Durant ce laps de temps elle n’utilisera que très peu d’énergie pour donner naissance à ses petits.

Crocodiles


Le nid construit par la femelle crocodile pour ses œufs

La femelle crocodile qui vit dans les Everglades de Floride construit un nid très spécifique. Elle mélange tout d’abord des matériaux végétaux en décomposition avec la boue avant de construire une butte d’environ 90 cm d’hauteur. Elle fait un petit trou en haut de ce monticule dans lequel elle dépose une douzaine d’œufs qu’elle recouvre à nouveau avec des matériaux végétaux. Ensuite, elle veille sur sa construction en faisant fuir les prédateurs. Lorsque les œufs commencent à éclore, elle entend les bruits émis par les bébés crocodiles et retire alors la couche de végétation située au-dessus. Les jeunes commencent déjà à grimper en haut de la butte où la mère crocodile les prend dans sa gueule avant des les transporter dans l’eau.48

La grenouille Hyla faber

La grenouille Hyla faber d’Afrique du Sud est l’un des plus habiles constructeurs de nids appartenant à la famille des amphibiens. Le mâle construit un nid au bord de l’eau. Il marche en rond pour creuser un trou dans la boue et repousse les bords de celui-ci afin de l’agrandir. Une fois son travail achevé, il construit une piscine de 10 cm de profondeur avec des murs de boue solide.

Assise dans cette piscine, la grenouille hyla mâle pousse des cris afin d'attirer l'attention d'une femelle. Après avoir répondu à son appel, la femelle dépose ses œufs dans la piscine. Une fois les œufs fertilisés, les deux grenouilles les surveillent jusqu'à leur éclosion. Quand les têtards sortent, ils nagent dans cette piscine, loin des poissons et des insectes. Une fois que leurs pattes commencent à se former, ils escaladent les murs et quittent ce nid préparé avec tant de soin.49

Les architectes sous-marins

On oublie souvent que les poissons aussi construisent des nids. Un très grand nombre de poissons d'eau douce élaborent ces nids dans des étangs, des lacs ou des cours d'eau. Ils créent généralement des trous superficiels dans le sable ou dans les fonds recouverts de graviers. Une fois leurs œufs déposés, les saumons et les truites referment le nid et laissent éclore les œufs. Pour les espèces qui laissent leur nid ouvert, l'un des parents ou les deux à la fois surveillent les œufs. Chez de nombreuses espèces, seul le poisson mâle construit le nid et surveille les œufs fertilisés.

Les poissons aussi construisent des nids. De nombreuses espèces de poissons construisent des nids pour leurs œufs qu'ils surveilleront jusqu'à leur éclosion. Ci-dessus : un nid fait de graviers et de coquillages avec la larve à l’intérieur

Les nids de certaines espèces sont bien plus complexes. L’épinoche mâle qui vit dans les étangs et les rivières d'Amérique du Nord et en Europe, construit des nids encore plus sophistiqués que certaines espèces d'oiseaux. L'épinoche ramasse des matériaux végétaux et sécrète une substance à partir de ses reins pour les attacher ensemble. Il nage autour de ces matériaux végétaux afin de leur donner une forme allongée, puis force le passage au centre de cet agencement afin de construire un tunnel à travers lequel l'eau peut circuler. Si une femelle s’approche du nid, le mâle entame une danse pour séduire la partenaire en bondissant de gauche à droite. Il mène ensuite la femelle jusqu’au tunnel et lui indique l’entrée avec sa tête. Quand la femelle termine de déposer ses œufs à l’intérieur du tunnel, le mâle les fertilise avant de repousser la femelle vers l’extérieur. Après que plusieurs femelles ont rempli le tunnel de leurs œufs, le mâle surveille le nid en s'assurant que l'eau douce continue de circuler à travers le tunnel. Il continue de surveiller le nid pendant quelques jours en réparant le nid si besoin est, et ce, jusqu'à l'éclosion des œufs. Puis il retire la partie supérieure du nid en conservant la partie inférieure pour que les jeunes poissons puissent l'utiliser.50

Comment les animaux parviennent à réaliser tout cela ?

Vous semble-t-il possible qu'une personne qui n'a jamais travaillé sur un chantier auparavant puisse construire une maison parfaite sans avoir recours à des explications, à des méthodes ou à des plans spécifiques ? Certainement pas ! On ne peut pas envisager un tel exploit de la part d’un être humain, encore moins de la part d’un poisson.

Si on ne peut pas concevoir qu’un homme puisse réaliser une telle prouesse, comment se fait-il alors que les animaux y parviennent ? Ils travaillent patiemment et avec dévouement pour construire leur nid que seuls leurs petits utilisent. La plupart des espèces évoquées précédemment ne possèdent pas de système nerveux complexe, encore moins de cerveau développé. Quand elles construisent leur nid, cependant, elles planifient et calculent, appliquent les lois de la physique et utilisent des techniques de tissage et de couture adaptées tout en subvenant aux besoins de leur progéniture de manière pragmatique. Elles mélangent le mortier et isolent leur nid avec des matériaux obtenus facilement. Mais comment l’ours polaire ou l’oiseau connaît le fonctionnement de l'isolation ? Ou comment savent-ils qu’il est nécessaire de garder la chaleur à l’intérieur du nid ? Il est évident qu'aucune de ces qualités ne provient de l'animal lui-même. Alors comment ces créatures ont réussi à acquérir de telles connaissances ?

Le comportement intelligent, les connaissances et le dévouement dont font preuve ces animaux n’ont qu’une seule origine : toutes ces qualités leur ont été données par Allah, Qui a créé ces créatures de manière à ce qu'elles travaillent sans relâche et soient dévouées, en les dotant de la capacité de chasser, se nourrir, élever leur progéniture et se protéger afin de maintenir l'espèce en vie. Allah, infiniment bienveillant et miséricordieux, leur donne leur capacité à construire leur nid et à réaliser des plans parfaits, les protège et les nourrit. Ni soi-disant mère nature ni le hasard ne peuvent être à l'origine de nids aussi sophistiqués. C’est parce que ces animaux obéissent aux directives de leur Créateur, qu’elles font preuve de comportements aussi exceptionnels.

Dans le 68ème verset de la sourate an-Nahl "…Construisent des abris dans les montagnes et dans les arbres mais également dans les structures que les hommes érigent", Allah révèle que c’est Lui Qui ordonne aux abeilles l’endroit de construction de leur nid.

Survie des espèces et dévouement sans
fin pour protéger la progéniture

De nombreuses espèces animales souffrent et vont même jusqu’à risquer leur vie afin d'élever et de protéger leur progéniture. Certains animaux se déplacent sur des centaines de kilomètres pour trouver l’endroit idéal et y construire leur nid sophistiqué. D’autres, comme la mante religieuse mâle, meurent après l’accouplement, ou comme le saumon, après avoir déposé leurs œufs. D’autres encore surveillent leurs œufs pendant plusieurs semaines ou les transportent dans leur gueule ce qui les empêche de s’alimenter.

Tous ces actes altruistes ont un seul objectif : la survie de l'espèce. Les jeunes, faibles et vulnérables ne peuvent survivre qu’à condition d’être protégés par des adultes plus forts. La possibilité de survie d’un nouveau-né livré à lui-même est presque nulle. Mais les êtres vivants endossent leurs responsabilités en prenant soin des jeunes sans défense sans jamais se lasser, hésiter ou se sentir frustrés. Chaque espèce remplit son rôle ordonné par Allah.

Il est également important de souligner que les espèces qui font preuve d'un dévouement sans faille pour protéger leurs œufs et leurs petits sont celles qui se reproduisent en plus petit nombre. Les oiseaux par exemple ne déposent qu’un nombre limité d’œufs chaque année, mais ils les surveillent avec le plus grand soin. De la même façon, les grands mammifères ne donnent naissance qu'à un ou deux petits, mais ils prennent la responsabilité de les protéger et d'en prendre soin pendant de très longues périodes. Certains poissons et insectes déposent des milliers d’œufs en une seule fois, et les souris donnent naissance à plusieurs souriceaux chaque année. Ils ne prodiguent cependant pas la même attention à leurs œufs et à leur progéniture. Même si seul un petit nombre d’entre eux survit, ils sont suffisamment nombreux pour garantir la survie de l'espèce. S’ils faisaient preuve du même dévouement pour chacun de leur petit cela engendrerait un sérieux déséquilibre écologique. Dans le cas des souris des champs, qui se reproduisent en grand nombre, leur population augmenterait de façon tellement importante qu’elles envahiraient le monde.51La reproduction est un élément vital dans le maintien de l'équilibre écologique, mais il est impossible que les animaux puissent contrôler cet équilibre de manière consciente.

Aucun de ces animaux n’est doté de raison. Ils n’ont pas conscience d’avoir besoin de se reproduire, ni de devoir tenir compte de l’équilibre écologique et d’agir en conséquence. Cependant, l’équilibre naturel est maintenu, et chaque animal remplit parfaitement son rôle. Cela montre clairement que toutes les créatures vivantes sont gouvernées par la même autorité. Rien dans la nature n’est laissé sans surveillance ou sans contrôle, tout le monde se prosterne devant Allah, le Créateur, et agit en conséquence.

Allah dit dans le Coran qu'aucune créature ne pourrait se reproduire sans qu’Il le veuille, et que Lui seul a le pouvoir de vie ou de mort :

Allah sait ce que chaque femelle endure à chaque contraction et à chaque gonflement de l'utérus. Tout ce qu’Il fait a un sens. (Sourate ar-Raad, 8)

… Aucun fruit ne provident de son enveloppe et aucune femelle n’est fécondée ou ne donne naissance sans qu'Il le sache... (Sourate Fussilat, 47)

Le royaume des cieux et de la terre Lui appartiennent. Il crée tout ce qu’Il veut. Il donne des filles à qui Il veut et Il donne des fils à qui Il veut ; Il donne à la fois des fils et des filles et Il ordonne à qui Il veut d'être stérile. Il est réellement le Tout-Puissant. (Sourate Achoura, 49-50)

Actes d'attention extraordinaires
envers leurs œufs ou leurs petits


Le python prend soin de ses œufs en dépit des apparences et de ce que pense la majeure partie des gens.

Il est possible d’observer de nombreuses espèces de poissons, oiseaux ou reptiles faire preuve de dévouement et de compassion. De multiples espèces animales souffrent afin de protéger leur progéniture – en cachant leurs petits, en disposant soigneusement leurs œufs afin d'éviter qu'ils ne se cassent, en réchauffant ou en protégeant les jeunes de la chaleur, en les mettant à l'abri en cas de anger ou en les transportant dans leur gueule et en les surveillant pendant des semaines et sans relâche.

Les pythons peuvent être très dangereux pour les autres êtres vivants, y compris pour l'homme. Ils sont pourtant très protecteurs et dévoués envers leurs petits. La femelle python dépose environ 100 œufs, puis s’enroule autour d’eux. De cette manière elle refroidit les œufs en les mettant à l’abri du soleil et lorsqu’il fait froid ou elle les réchauffe en faisant vibrer son corps. La femelle python parvient ainsi à éviter les dangers qui menacent ses œufs.52

Une autre espèce animale intéressante est celle des poissons ovophiles – poissons qui incubent leurs œufs dans leur bouche. Certains d’entre eux continuent de porter leurs petits dans leur bouche une fois les œufs éclos. Les poissons-chats nagent pendant des semaines avec leur bouche remplie d’œufs. Parfois ils gargouillent afin de faire entrer plus d’oxygène dans leur bouche. Après l'éclosion des œufs, les jeunes restent à l'intérieur de la bouche du mâle pendant quelques semaines supplémentaires. Pendant ce temps, le mâle puise dans ses réserves de graisses et ne s'alimente que très peu.53

Une autre espèce qui transporte ses petits dans sa bouche est la grenouille. La grenouille de la famille des rhinodermatidae portent ses petits à l'intérieur de son corps. Durant la période d’accouplement, la femelle dépose ses œufs sur le sol et le mâle rassemble un peu de terre pour former un bouclier protecteur autour des œufs. Le fait qu’elles commencent à vaciller à l'intérieur de leur pelote de gelée est un signal qui fait venir le mâle. Celui-ci récupère les œufs et les transporte dans son sac vocal exceptionnellement grand. Les œufs continuent de se développer à l'intérieur. Puis le mâle vomit à plusieurs reprises en ouvrant sa bouche en grand et en laissant sortir des petites grenouilles bien développées.54


Pendant des semaines, cette espèce de grenouille transporte ses œufs accrochés autour de ses pattes.

Une autre espèce de grenouille originaire d’Australie ne conserve pas ses œufs dans un sac séparé, mais les avale et les garde dans son estomac. Bien que la progéniture soit protégée des dangers extérieurs, elle est exposée aux acides provenant de l'estomac qui pourrait digérer les œufs. Ainsi, si l'estomac de la femelle continue de produire des substances acides, les petits seront digérés. Mais cela n’arrive pas. Quand la grenouille avale ses œufs, son estomac cesse de sécréter des sucs digestifs afin de protéger ces derniers.55

Pour garantir la sécurité de leur progéniture, d’autres grenouilles utilisent des méthodes différentes. Quand le crapaud pipa a fini de pondre, le mâle rassemble les œufs avec ses pattes palmées et les dépose sur le dos de la femelle. Les œufs collent à sa peau qui commence à gonfler et les œufs sont alors scellés sur celui-ci. Une fine membrane se forme sur les œufs. En l'espace de trente heures, ils plongent assez profondément pour devenir invisibles et le dos de la femelle redevient plat. Les œufs continuent de se développer sous la peau. 15 jours plus tard, le dos de la grenouille commence à bouger en même temps que les têtards commencent à s’agiter. Au 24ème jour, les jeunes grenouilles qui traversent la peau pour atteindre l'eau recherchent immédiatement un lieu en sécurité pour se cacher.56

L'espèce des alytes, natifs d'Europe, passe la plus grande partie de sa vie dans des trous creusés dans la terre à proximité de points d'eau. Les individus de cette espèce s’accouplent sur terre et une fois que la femelle a fini de pondre, le mâle fertilise ses œufs. Un quart d’heure plus tard, le mâle commence à enfiler les œufs qu’il attache ensuite à ses pattes postérieures. Le mâle transporte donc ses œufs avec lui où qu'il aille. Quand les œufs sont près à éclore, le mâle retourne dans l’eau où il reste jusqu’à ce que les têtards soient sortis. Il retourne ensuite dans son trou sous terre.57


De nombreuses espèces d’oiseaux construisent leur nid au sein de colonies. Dans l’illustration ci-dessous, il y a 70 œufs au mètre carré, mais les oiseaux parviennent toujours à retrouver leurs propres œufs et leurs petits à leur retour.

Il convient de retenir un élément important parmi tous ces exemples : le comportement de ces grenouilles est en harmonie complète avec leurs caractéristiques physiques. L’une de ces espèces de grenouille possède un sac vocal parfaitement adapté pour ses œufs et qui s’étend sur la partie antérieure de son corps. La grenouille n’en est pas consciente, mais au lieu d’avaler les œufs, elle sait qu’il faut les conserver dans ce sac vocal. Les autres espèces de grenouilles, parce qu'elles n'ont pas la capacité de réfléchir, ne peuvent pas savoir que les sucs digestifs qu'elles produisent habituellement sont dangereux pour les œufs qu'elles conservent dans leur estomac. Aucune créature vivante n’est capable d'empêcher la sécrétion par l’estomac des sucs digestifs. Une autre espèce dispose d'un dos parfaitement adapté pour porter ses œufs. Ses attributs physiques et son comportement sont si complexes qu'ils ne peuvent certainement pas se développer par hasard.

Dans chacun de ces exemples il existe un plan intrinsèque. Il est évident qu’Allah, le Tout-Puissant, a créé ces caractéristiques physiques et comportementales en les harmonisant. Allah, infiniment bienveillant et miséricordieux, protège tous les nouveau-nés.

Allah n’a pas uniquement donné l’instinct de protection et de compassion à ces créatures évoquées précédemment. De manière similaire, les œufs et larves des fourmis, des termites, des abeilles et d’autres insectes qui vivent en colonies sont sujets à toute l'attention et les soins nécessaires. Les fourmis conservent leurs œufs et leurs larves dans des chambres souterraines construites spécifiquement à cet effet. Les fourmis ouvrières changent souvent les larves de chambres, selon les variations du taux d'humidité et de la température, en les transportant entre leurs mâchoires. Quand le nid est menacé par une attaque ennemie, les fourmis ouvrières évacuent immédiatement les chambres et transportent les larves en sécurité à l'extérieur du nid.58

Les soins prodigués par les oiseaux envers leurs œufs sont tout simplement exceptionnels. Le petit gravelot par exemple pond quatre œufs dans une petite dépression du sol. Il niche sur les grèves pierreuses des fleuves ou sur les plages lacustres. Quand la température est trop élevée, l'oiseau rafraîchit ses œufs avec les plumes de sa poitrine qu'il trempe d'eau.59


Ci-dessus : cette espèce d’oiseau mouille les plumes de son buste par temps chaud afin de rafraîchir ses œufs. Ci-dessous à gauche : l’albatros Ci-dessous à droite : l'hirondelle de mer fournissant le maximum d’efforts durant la période d’incubation de ses œufs

La plupart des animaux qui déposent des œufs sont capables d’adapter la température du lieu où sont déposés les œufs. La poule d’eau, comme les canards par exemple recouvre ses œufs de plumes qu'elle récupère à partir de son propre buste. Ce qui permet de conserver la chaleur des œufs.60

Comme beaucoup de petits oiseaux, les cygnes préservent la chaleur de leurs œufs en s’asseyant dessus. La femelle se lève fréquemment pour retourner les œufs afin que ceux-ci soient chauffés de manière identique.61

Pour incuber ses œufs, le phalarope utilise une méthode totalement différente. Une fois que la femelle a déposé ses œufs, son partenaire les surveille. En s’asseyant dessus, il perd très vite les plumes de son buste et de son abdomen. Ce qui augmente le flux sanguin à ces endroits précis et la chaleur ainsi produite est suffisante pour que le mâle puisse incuber les œufs pendant au moins trois semaines.62


Chevêches des terriers
De multiples espèces d’oiseaux utilisent des aptitudes différentes pour protéger leurs œufs. La chevêche des terriers par exemple construit son nid à trois mètres sous terre, où elle dépose entre 6 à 12 œufs. Le mâle aide la femelle durant la période d’incubation et l’un ou l’autre surveille en permanence l’entrée du nid. Si un prédateur tente de pénétrer à l’intérieur du nid, l’un des oiseaux se met à imiter le son sifflant du serpent afin de faire fuir l'envahisseur.65

Réguler la température du nid est vital pour le développement des œufs. Il est tout à fait significatif que les animaux soient particulièrement sensibles à ce facteur et adaptent la température selon des méthodes variées. Il est peu probable qu’un oiseau, un serpent ou une fourmi sachent à quel point la température constitue un élément essentiel et découvrent seuls la méthode pour maintenir leurs œufs à bonne température. Ce savoir vient de l’extérieur. Pour les êtres pensants, Allah, Créateur de toute chose sur terre, révèle Sa sagesse infinie en créant diverses facultés utiles à différentes créatures.

Ces animaux ne ménagent pas leurs efforts quand il s'agit de prendre soin de leurs petits. Les oiseaux en particulier doivent souvent construire des nids les uns après les autres durant la période de reproduction. Tandis qu’ils nourrissent leurs petits dans un nid, ils doivent incuber les œufs dans un autre. Par exemple, chez le pluvier grand-gravelot et le grèbe, le mâle et la femelle passent toutes leurs journées à incuber les œufs dans un nid et nourrir leurs petits dans l'autre.63

Plus intéressant encore, chez la poule d’eau et l’hirondelle de fenêtre, les jeunes du premier nid aident à élever les jeunes du second nid. Beaucoup de couples apivores aident d’autres couples. Ce genre d'entraide est habituel parmi les oiseaux.64 Il n’y a aucun doute que chacun de ces actes de dévouement contredit la théorie évolutionniste. De tels comportements ne devraient pas exister dans la nature qui, d’après les partisans de l’évolutionnisme, s’est formée de manière aléatoire et est peuplée de créatures sans aucun égard pour leurs semblables. Cependant, de nombreux exemples d’actes altruistes et d’abnégation prouvent que la nature n’est pas le produit du hasard et a été créée par un être supérieur.

La patiente inégalée du manchot empereur


Durant la période d’accouplement, le manchot empereur se déplace sur des distances considérables afin de trouver l'endroit idéal pour construire son nid.

Le manchot empereur fournit lui aussi des efforts considérables pour protéger ses œufs et fait preuve d’une patiente et d'une résistance hors du commun. Ces oiseaux, originaires de régions inhospitalières comme l’Antarctique, se déplacent sur plusieurs kilomètres vers des endroits plus adaptés en mars et en avril (quand l'hiver commence dans l'hémisphère sud) afin de se reproduire et d'élever leurs petits. Environ 25.000 pingouins se rassemblent alors pour s’accoupler. En mai et juin, chaque femelle dépose un œuf. Le couple ne construit pas de nid puisque leur environnement est un désert de neige et de glace. Il ne dépose pas non plus son œuf sur la glace car celui-ci ne supporterait pas une telle température. C’est pourquoi la femelle porte son œuf sur sa patte. Quelques heures après que la femelle ait pondu l’œuf, le mâle la rejoint et tous les deux se rapprochent buste contre buste.

Le mâle reprend l’œuf de la femelle en s’assurant qu’à aucun moment celui-ci ne touche la glace. Il glisse sa patte sous l’œuf puis soulève celle-ci afin de le faire rouler. Il exécute cela avec le plus grand soin afin de ne pas casser l'œuf par accident. Après cet exercice difficile, il cache l'œuf sous ses plumes.

Produire l’œuf a épuisé presque toutes les réserves de graisses de la femelle. Celle-ci doit donc immédiatement retourner à la mer pour trouver de la nourriture. C’est la raison pour laquelle les mâles qui couvent les œufs. Mais cette période d'incubation est plus pénible que pour la plupart des oiseaux. Elle requiert notamment beaucoup de patiente. Un pingouin mâle ne pose jamais l’œuf sur la glace, il doit rester immobile en permanence. Il ne peut bouger que de quelques mètres en traînant ses pattes et en utilisant sa queue en guise de troisième patte. Il se repose sur ses talons tandis qu’il relève ses orteils pour éviter que l'œuf ne roule sur la glace et ne gèle. Comme ses pattes sont recouvertes de plumes, la température est de 80°C plus chaude que l'air ambiant. L’œuf ne se refroidit jamais.

Tandis que l’hiver se poursuit, des tempêtes de neige commencent à se lever. Les vents peuvent atteindre des vitesses allant jusqu’à 120-160 km/h. Dans de telles conditions climatiques, le pingouin mâle peut rester un mois entier sans se nourrir et sans bouger, preuve évidente du dévouement de cet animal envers sa progéniture. Afin que l'œuf ne gèle pas, les pingouins mâles se blottissent les uns contre les autres en formant un bloc compact. Pour empêcher l’air froid de pénétrer à l'intérieur du bloc ainsi formé, ils collent leur bec contre leur buste en courbant leur cou jusqu'à l'horizontal formant ainsi un toit de plumes sans aucune ouverture. Les pingouins situés en marge du bloc sont obligés de supporter la rigueur climatique du Pôle sud. Cependant puisqu’ils effectuent des rotations de façon à affronter le froid chacun leur tour, prouvant de cette manière leur solidarité. Aucun oiseau ne passe son tour.


Les manchots mâles et femelles font preuve d’un dévouement sans faille envers leurs petits.

Il est tout à fait significatif que des milliers de pingouins puissent vivre côte à côte sous des climats aussi rudes sans jamais entrer en conflit. Il serait tout à fait improbable que l’homme, doté de conscience et d’intelligence, puisse vivre en harmonie, de manière bienveillante et dévouée dans des régions où existent de tels conflits d’intérêts. Mais les pingouins n'abandonnent jamais leurs œufs et ce, malgré les conditions inhospitalières et les menaces qui pèsent sur leur propre vie. Ceci contredit l'affirmation évolutionniste selon laquelle les plus faibles meurent et périssent, détruits par les plus forts. Au contraire, la nature est le lieu où les êtres les plus vulnérables sont protégés et pris en charge, malgré toute la rudesse des conditions de vie.

Après une période très pénible de 60 jours, les œufs de pingouins éclosent. Après une période de 60 jours passée à résister au froid sans manger, les mâles sont toujours aussi dévoués envers leur progéniture. Les nouveau-nés ont besoin de nourriture. A partir de leur gosier, les pingouins mâles produisent une substance laiteuse avec laquelle ils nourrissent leurs petits. A ce moment précis, les femelles reviennent. Elles appellent leur partenaire qui répond à leur cri. Le couple se reconnaît grâce aux cris qu'il pousse pendant le rituel d’accouplement. Malgré la séparation de trois mois, ils se reconnaissent immédiatement, une faculté qu’Allah leur a donnée.

Les femelles ont le gosier rempli et régurgitent devant leur progéniture qui va manger son premier vrai repas. On pourrait s’attendre à ce que le mâle, au retour de la femelle, quitte sa progéniture pour s’occuper de lui : en réalité il surveille les petits pendant encore dix jours, en les gardant au chaud sur ses pattes. C’est à ce moment seulement qu’il retourne à la mer pour aller chercher son premier repas depuis quatre mois.

Après trois ou quatre semaines passées en mer, il revient prendre ses responsabilités et surveiller ses petits à la place de la femelle qui va à son tour retourner à la mer pour s’alimenter.

Durant les premiers jours de leur vie, les bébés pingouins ne sont pas capables de produire de la chaleur. Laissés seuls, ils mourraient en quelques minutes. C’est pourquoi le mâle et la femelle nourrissent tour à tour leurs petits et les protègent du froid, n'hésitant pas à mettre leur propre vie en danger.66

Allah ordonne au mâle et à la femelle de coopérer pour protéger leurs œufs dans des conditions climatiques aussi rudes, en partageant les risques. Ils n’abandonnent jamais leurs petits, même pendant un court instant. Dans ces conditions, une créature dénuée de raison devrait abandonner ses œufs afin de chercher de la nourriture pour elle-même. Mais grâce au sentiment de protection qu’Allah leur insuffle, les pingouins surveillent les œufs, pas seulement pendant quelques heures ou quelques jours, mais pendant des mois.